SILC - Passeport pour le monde

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Témoignages

Fil des billets

mardi 27 août 2019

“Une expérience incroyable” : Manon revient sur son année scolaire en Irlande

Témoignage : 10 mois en Irlande

Manon G. avait 17 ans et était en fin d’année de 1ère lorsqu’elle a émis le souhait de partir étudier à l’étranger pour une année scolaire. Elle s’est donc envolée pour l’Irlande, a intégré un lycée irlandais, et a vécu chez un couple de retraités installé dans le comté de Wicklow, au sud de Dublin. Avec sa maman Anne-Laure, elle revient sur cette expérience.

SILC : “Bonjour Manon, peux-tu nous dire quelles étaient tes motivations pour envisager ce type de séjour long ?”

Manon : “Mes motivations étaient multiples : tout d’abord, l’anglais est une langue que je voulais impérativement maîtriser pour le bac. Deuxièmement, j’aurais dû faire mon année de terminale et choisir mon orientation mais je voulais me laisser plus de temps pour finaliser tout ça. Aussi en dehors du cadre scolaire, j’avais de nombreuses motivations personnelles : prendre du temps pour moi, loin de tout ce que je connaissais déjà, découvrir une autre culture, une autre mentalité, rencontrer des gens et vivre de nouvelles expériences.”

SILC : “As-tu rencontré des difficultés à ton arrivée ? A quoi as-tu dû t’adapter ?”

Manon : “Au départ oui, de nombreuses : je suis arrivée en Irlande en cours d’année, en novembre. Tout le monde se connaissait déjà et même les autres étrangers avaient acquis des bases d’anglais. Moi, je n’avais personne pour m’expliquer en français ce que je ne comprenais pas. Et franchement, je ne comprenais rien… Globalement, les autres élèves m’ont très vite intégrée au groupe, je n’étais pas sans repère. Mais les conversations étaient dures à suivre. Petit à petit, la situation s’est améliorée : moi qui ne parlait pas au début, j’ai pu me rendre compte qu’il ne nécessitait pas un grand vocabulaire pour exprimer même une idée complexe en anglais. On peut dire des choses compliquées avec les mots les plus simples. Pour me faire réaliser ça, ma famille d’accueil a joué un grand rôle puisque nous discutions énormément et de sujets très variés.
Au départ, il fallait surtout que je m’habitue à ne pas comprendre et éviter de le voir comme un échec personnel.
Il a aussi fallu m’habituer à être hors du cercle familial que je connais. J’ai pris de nouvelles habitudes comme par exemple, lors des repas où nous ne mangions pas toujours aux mêmes moments.
La mentalité également était très différente. Les Irlandais (aussi bien dans la famille qu’à l’école ou autres) sont très attentifs et veillent toujours au bien-être de chacun.
Dans les choses moins agréables, il y avait l’uniforme auquel je n’ai jamais pu m’habituer mais dont il est intéressant de se faire son propre avis…”

Anne-Laure (maman) : “Manon a exprimé aussi sa fatigue due à la concentration continue nécessaire pour appréhender la vie dans un pays étranger. Manon qui a un traitement pour la concentration a dû le gérer de façon très autonome pour profiter au maximum de cette expérience. D’autre part, elle a eu l’impression d’être plus souvent malade (rhume…), plus longtemps et plus sévèrement.”

Témoignage : 10 mois en Irlande

SILC : “Comment ça s’est passé au lycée et avec ta famille d'accueil ?” 

Manon : “Les cours commençaient tard (9h) et finissaient tôt (16h/15h20/13h20) et chaque cours ne durait que 40 minutes. Je trouvais cela beaucoup mieux, parce qu’il est compliqué de rester concentré sur un même sujet trop longtemps. Les professeurs étaient attentifs, bienveillants et savaient comment éveiller notre intérêt face à leur matière. Il y avait beaucoup de dialogue entre eux et nous, ce qui permettait de surmonter plus facilement les difficultés scolaires. Et surtout ils valorisaient la réussite sans blâmer l’échec, contrairement à la France où la réussite doit être une norme et où l’échec est inadmissible. En Irlande, aucun élève n’est laissé de côté, on a tous les mêmes chances.

Quant à mon intégration dans ma famille d’accueil, ça n’a pas été compliquée du tout : j’étais chez un couple de retraités qui accueille des jeunes depuis une vingtaine ou une trentaine d’années. Ils avaient l’habitude et m’ont tout de suite mise à l’aise. J’ai énormément de bons souvenirs avec eux notamment des discussions, des fous-rires… Ils me donnaient beaucoup de liberté et me laissaient mon indépendance, ce qui n’empêchait pas que j’adorais passer des moments avec eux. Je suis vraiment tombée sur une famille parfaite.”

Témoignage : 10 mois en Irlande

SILC : “Quel bilan fais-tu de ces quelques mois en Irlande, et sur tes progrès en anglais ?”

Manon : “Mon niveau d’anglais s’est assurément amélioré. Je n’osais pas parler au début et maintenant je peux sans souci tenir une conversation. Les progrès ne sont pas linéaires et parfois, j’avais l’impression de ne pas progresser, mais les résultats sont là. Il y a des moments où on apprend très vite beaucoup de choses et d’autres où c’est plus lent.

“Sinon, ce voyage en Irlande a changé beaucoup de choses. Aussi bien dans mon rapport aux autres que sur tout le reste. Ça m’a apporté l’indépendance et l’autonomie que je cherchais. Je parle beaucoup mieux anglais, je garde de très bons souvenirs et j’ai hâte d’y retourner. Une fois que les quelques difficultés sont surmontées, on ne garde que du bon de cette expérience.”

SILC : “Et enfin, pourquoi avoir choisi le programme SILC ? :

Anne-Laure (maman) : “Mon choix s’est porté sur le programme SILC car je connaissais une famille qui avait accueilli une étudiante pour une année et qui avait été très contente de cette expérience. Ils avaient été tellement satisfaits que l’année suivante c’est leur fille qui est partie pour une année à l’étranger… J’ai eu l’occasion d’en discuter à plusieurs reprises avec la maman, qui était vraiment enthousiaste. D’autre part, Manon m’a fait part de son envie très tardivement en avril/mai 2018 et la plupart des programmes étaient clôturés ! J’ai donc tenté ma chance avec SILC sans forcément grand espoir et les propositions qu’on m’a faite correspondaient vraiment à ce que je souhaitais pour Manon, à savoir partir dès le quatrième trimestre 2018 et le choix du pays. Nous souhaitions qu’elle parte dans un pays anglophone qui ne soit pas trop éloigné, et je pensais que l’Angleterre ne « correspondrait » pas forcément à son caractère ! Je la visualisais plutôt en Irlande ou Ecosse donc la proposition qui m’a été faite malgré notre intérêt tardif correspondait d’emblée à ce que je souhaitais.

Je suis très satisfaite de ce choix. Cela représente bien évidemment un coût financier élevé et en même temps c’est un investissement pour sa vie future fabuleux… Le choix de sa famille d’accueil était parfait (Manon considère avoir des troisièmes grands-parents irlandais !) et l’expérience d’échange, d’indépendance et d’ouverture sur le monde est juste incroyable.”

Merci @ Manon et Anne-Laure pour votre témoignage !

©colaistechillmhantain

lundi 29 juillet 2019

[Témoignage] Jutarat, thaïlandaise, revient sur ses 10 mois en France

L'année scolaire en France de Jutarat

Jutarat (à gauche) et 3 autres jeunes venus passer 10 mois en France pour suivre leur scolarité en lycée

En août 2018, Jutarat R., 18 ans, a quitté son pays, la Thaïlande, pour venir passer une année scolaire en France. Accueillie dans un lycée charentais et chez une famille d’accueil d’Angoulême, elle revient sur ses 10 mois passés en France.

Les découvertes

Avec ma famille d’accueil, j’ai découvert plein de nouvelles choses. Tout est très différent en France : les copains, ma famille d’accueil, mes professeurs, les copains de ma famille d’accueil, etc. Par exemple en Thaïlande, on ne fait jamais de bisous (ni avec les copains), ça m’a pris un peu de temps pour être habituée. Autre chose qui m’a surprise : on étudie beaucoup à l’école, les journées sont longues, souvent jusqu’à 17h, et on fait beaucoup de contrôles (mais moi je ne les ai pas faits). 

Quant aux traditions, en Thaïlande je grignote tout temps, mais en France je crois que l’on mange beaucoup, donc on n’a plus faim pour grignoter.” Elle a apprécié la cuisine française et les bons repas  ; d’ailleurs seulement quelques semaines après son retour, elle regrettait déjà le saucisson et le fromage, surtout le comté “c’est trop bon”. Pour leur faire découvrir une spécialité thaïlandaise, Jutarat a cuisiné pour sa famille un pad-thaï, et avoue en souriant que “c’était un peu épicé pour leur fille Flora de 4 ans”. 

Ce qu’elle n’a en revanche pas aimé en France : “se réveiller tard, et l’hiver” ; précisons que dans la province thaïlandaise où elle habite, la température moyenne est de 28° toute l’année ; malgré la douceur du climat charentais, impossible de rivaliser...

Côté souvenirs, Jutarat a eu la chance de partir en vacances avec sa famille d’accueil à Noël dernier : elle est passée par l’Auvergne, a découvert Lyon, Grenoble et la Suisse, où elle a “vu la neige pour la première fois”.

Les progrès en Français

Concernant son niveau de français, Jutarat apprenait le français depuis seulement 2 ans lorsqu’elle est arrivée en France, aussi des débuts ont été timides. 10 mois plus tard, en juin, Jutarat validait le niveau B1 du diplôme d’étude de langue française, qui correspond à un niveau “Utilisateur Indépendant” ; au fil des mois, elle a gagné en fluidité pour s’exprimer, encouragée par sa famille d’accueil qui l’incitait à faire des phrases correctes pour s’exprimer. Elle a aussi eu le “soutien de ses professeurs de français (dont un qui écrit des romans)”  : ils lui ont donné beaucoup de textes pour qu’elle améliore son niveau de français à l’écrit et à l’oral.

Le retour 

Jutarat est repartie les bras chargés de cadeaux et d’attentions personnalisées : "une photo de la part de ses copines, des magrets de canard et des écouteurs de sa famille d’accueil, mais aussi du saucisson, des livres et des vêtements de la part d’amis de la famille"

Comme les jeunes qui vivent cette aventure, Jutarat a vécu une expérience qui l’a fait grandir car elle l'a obligée à sortir de sa zone de confort. Elle s’est également fait de nouveaux amis et a pu s'imprégner d'une autre culture en vivant le quotidien d’une famille française ; sans oublier ce que tous les jeunes étrangers regrettent au moment du départ : les spécialités françaises (charcuterie, fromage, pâtisseries, etc...) !

Nul doute que de retour en Thaïlande, Jutarat soit une nouvelle ambassadrice de la France dans son pays.

Merci à Jutarat pour sa gentillesse et à la famille qui l'a accueillie ! 


@Jutarat : toute la team SILC te souhaite de réussir brillamment tes études pour devenir “femme d’affaires ou interprète” !

Si vous aussi êtes intéressé(e) pour accueillir vous aussi un jeune étranger pendant ses 3, 6 ou 10 mois en France, découvrez ici leurs portraits et postulez en ligne ou au 05.45.97.41.04.

Photo ©Charente Libre oct. 2018

vendredi 26 juillet 2019

“15 ans que je fais ce voyage à Londres, et je ne m’en lasse pas” - le témoignage de Laurence B., professeur d’anglais

Témoignage enseignante lycée Vitrolles

Laurence B. est professeur d’anglais depuis 29 ans dans un lycée de Vitrolles. Elle a attrapé le virus du voyage scolaire en acceptant au départ d’accompagner l’enseignante qui gérait le projet, puis très vite elle a repris le flambeau et géré le projet de A à Z. Chaque année en janvier depuis 15 ans, elle emmène des élèves de seconde découvrir Londres. Elle nous raconte ce qui l’a motivée au départ, comment elle gère le projet, et ce qu’elle en retire.

Laurence B. : “Les élèves du lycée où je travaille habitent le pourtour de l’étang de Berre, et la plupart d’entre eux n’a pas l’occasion de partir en vacances avec sa famille. Pour beaucoup, c’est souvent leur premier séjour à l’étranger, la première fois qu’ils prennent l’avion, donc l’objectif initial du voyage scolaire, c’est de les faire bouger, peu importe la destination. C’est bien qu’ils voient autre chose, que des gens ne mangent pas comme nous, ne vivent pas comme nous.” 

Laurence nous confie également, avec une pointe d’humour, que lorsqu’elle part en Angleterre avec eux, sa relation avec les élèves change, “comme si le voyage et les moments partagés en dehors de la salle de classe “humanisait” leur professeur : "non je ne vis pas recluse dans ma salle de classe !”

SILC : Quel programme leur concoctez-vous ?

Visite du musée de cire de Mme Tussaud's

“Tous les ans, la destination c’est Londres, et le programme est assez immuable : on visite le Musée des sciences, le British Museum, le Museum d’histoire naturelle, on va à Windsor, et évidemment on fait le tour des monuments londoniens. Je prévois toujours une partie plus ludique, avec le musée de cire de Mme Tussaud’s, et presque toujours les studios Harry Potter le dernier jour, c’est stratégique : ça les fait saliver ! On va aussi marcher le long de la tamise jusqu’à Picadilly, dans le quartier de Covent Garden, et les endroits incontournables. On part toujours au mois de janvier parce que c’est le plus simple et le moins cher* ; on  alterne les temps d’activité en intérieur et en extérieur pour s’adapter à la météo et équilibrer.”

*Note de SILC : le mois de janvier est encore en basse saison : les hébergements ne sont pas saturés, et les tarifs notamment pour le voyage sont plus intéressants.

SILC : Quel est votre planning pour organiser un voyage scolaire ?

“En général je démarre le projet en mai pour partir en janvier. Je fais voter le budget au conseil d’administration avant les grandes vacances et on règle l’acompte à SILC au mois de juin. Courant septembre, on peaufine avec la conseillère SILC le programme final et le tarif ; mon cahier des charges prévoit systématiquement un programme de 5 jours entiers et un voyage en avion car on habite loin, c’est beaucoup plus rapide et confortable que le bus dans notre cas. 

En fonctionnant selon ce calendrier, je peux démarrer la publicité auprès des élèves dès la rentrée de septembre pour leur permettre d’étaler le paiement en 4 à 6 fois. Ceux qui souhaitent partir doivent me remettre leur dossier d’inscription rempli ; pour éviter les dossiers incomplets, j’ai une astuce : entre les fiches à renseigner (Autorisation de sortie du territoire, fiche sanitaire de liaison, autorisation de photo, etc), j’ajoute des feuilles vierges pour les éléments à joindre, où est noté en en-tête le nom du document à fournir : “Attestation d’assurance” “Photocopie de la carte d’identité d’un parent” “Règlements”, etc. En général ça fonctionne très bien, les dossiers arrivent complets du premier coup ! 

Lorsque le groupe est composé, on réunit deux fois les enfants, sur le temps de la pause déjeuner : ils font connaissance car ils ne sont pas tous dans la même classe, je leur explique tout et leur remets les documents : le programme complet, la charte de bonne conduite de SILC, les infos sur le lieu et horaire de RDV, etc. Au niveau du programme, je les emmène faire des choses que je connais par coeur : même quand il ne sont pas avec moi ou qu’ils désobéissent, je suis responsable d’eux dès lors qu’ils ont quitté leurs parents. C’est une sacré responsabilité donc je ne prends aucun risque. 

Juste avant le départ, après la rentrée de janvier, je réunis les parents : cela permet qu’ils n’oublient pas les consignes pendant les vacances de Noël ;)".

SILC : Et en terme d’organisation ?

Voyage scolaire à Londres avec SILC

Pendant des années, on partait avec un groupe de 48 enfants et 4 accompagnateurs ; depuis que l’Education Nationale a mis en place le nouveau règlement (au delà de 25000€ de budget, ça passe en marché public), ça complique beaucoup le projet. Donc désormais on part avec 36 élèves et 3 accompagnateurs : ça nous permet d’être en dessous du seuil budgétaire et d’organiser le voyage sans lancer d’offre de marché public, beaucoup plus lourd à gérer en terme administratif. Notamment aussi parce que la charge administrative du projet, je la supporte seule, c’est lourd mais aussi plus simple pour tout coordonner. Pour l’accompagnement pendant le séjour, généralement je choisis un(e) collègue qui est déjà parti(e) et un(e) autre jamais ; ce n’est pas toujours évident pour mes collègues de partir 5 jours, notamment pour ceux qui ont des enfants en bas âge. Mais à 4 ans de la retraite, je ne désespère pas qu’un(e) collègue prenne mon relai et poursuive ces voyages.”

Grâce à l’expérience acquise au fil des voyages scolaires, Laurence peut anticiper les éventuels soucis, et nous partage notamment ce conseil : dès la sortie de l’avion, elle récupère les passeports des élèves - cela évite qu’ils ne les égarent pendant le séjour.

SILC : Selon vous, qu’est-ce que le voyage scolaire apporte aux élèves ? Et à vous ?

“Lors d’un voyage scolaire, on établit une autre relation entre et avec les élèves, ça fait plaisir. Chaque année je me dis que c’est la dernière fois, mais ça leur apporte tellement ! Par exemple pour l’un des élèves, c’était la première fois qu’il ne dormait pas chez lui ! 

Vitrolles c’est une petite ville et les enfants d’ici ne vont pas tellement dans les grandes villes, à Marseille ou à Aix en Provence par exemple ; aussi ce voyage est l’occasion pour eux de découvrir une grande ville ; d’ailleurs ils sont très fatigués dès le premier jour à Londres, à cause du monde, de l'agitation, etc. Ça leur apporte une plus grande ouverture d’esprit, de constater les différences culturelles, et de travailler l’anglais un peu aussi.
Et puis ceux qui partent ont généralement envie de mieux travailler ensuite, de me faire plaisir.  

Ça fait 15 ans que je fais ce voyage là, et je ne m’en lasse pas ! D’ailleurs ça rassure beaucoup les parents de savoir que je travaille avec SILC depuis 15 ans, que je connais la plupart des familles d’accueil et les correspondants locaux de SILC aussi.

Les enfants ne sont jamais les mêmes : cette année j’avais des “pourquoi ?” “pourquoi ?” donc c’était super ; parfois on a du mal à les intéresser à des choses culturelles ; et parfois au retour ils disent à leurs parents “on va y retourner ensemble !” ; mais une certitude : je n’ai jamais eu d’élèves déçus !”


Merci Laurence B. pour ce témoignage :) !

lundi 22 juillet 2019

“Après un an d’anglais, son niveau est excellent !” Laurence B. raconte l’année scolaire de son fils Baptiste en Irlande

Scolarité longue durée en lycée irlandais

Baptiste B., 18 ans, vient de passer une année scolaire en Irlande : il a été accueilli dans un lycée de la banlieue de Dublin, et chez une famille d’accueil irlandaise. Sa maman revient sur son expérience : comment a mûri ce projet, comment Baptiste l’a vécu, et quel bilan en fait-elle ?

- Quelles étaient vos motivations pour envisager ce type de séjour long à l’étranger ?

“Lorsque nous avons pris la décision, Baptiste était en Terminale ; nous étions en janvier, cela ne fonctionnait pas très bien pour lui, il manquait un peu de maturité, donc on se préparait à ce qu’il n’ait pas son bac. J’étais moi-même partie à l’étranger après le bac et j’avais trouvé ça enrichissant, donc nous nous sommes dit que ça pourrait être une solution pour qu’il voit autre chose et qu’il mûrisse un peu.

Nous l’avons donc proposé à Baptiste, et il a tout de suite accepté - il faut dire que chaque année il partait en Angleterre ou en Allemagne, donc il n’a pas hésité. Notre choix s’est rapidement orienté sur l’Irlande car il avait la possibilité de rentrer pendant les vacances de Noël et à Pâques, ce qui n’est pas possible avec toutes les destinations. Nous avons donc préparé son dossier en sachant qu’il ferait sa rentrée scolaire à l’étranger en septembre 2018. Fin juin il a passé son bac, il est allé au rattrapage et ne l’a pas eu ; donc nous avions bien fait d’anticiper ce séjour à l’étranger.”


- Baptiste a-t-il rencontré des difficultés au départ ?

Paysage irlandais“Nous sommes partis avec Baptiste en famille pour passer nos vacances en Irlande : nous voulions voir le lieu, faire connaissance avec sa famille d’accueil, et c’était un bon choix pour tout le monde : sa famille irlandaise nous a accueilli à bras ouverts et nous a même fait visiter sa maison. Je pense que ça a tranquillisé Baptiste qu’on l’accompagne au départ. La famille vit dans une maison accolée avec deux autres maisons, sans barrières, et chacun des voisins accueillait un étranger ; Baptiste a ainsi fait connaissance avec un allemand avec qui il a bien sympathisé, et un espagnol dans ses âges, ce qui a facilité son intégration.

Il a dû changer de famille en janvier car suite à des changements professionnels, sa 1ère famille ne pouvait plus continuer à l’héberger. Il a donc été placé dans une autre famille pour le reste de son séjour. Nous lui avons fait la surprise de le rejoindre en mars dernier à l’occasion de ses 18 ans et avons donc rencontré sa nouvelle famille, qui nous a très bien accueillis aussi.

Le principal regret de Baptiste, c’est que les familles étaient assez casanières, elles ne sortaient pas beaucoup, ne faisaient pas beaucoup d’activité en famille, donc il a eu des périodes où il s’est un peu ennuyé. En revanche il sortait un peu avec les copains qu’ils s’était faits.

Pour ce qui est des cours au lycée irlandais, Baptiste avait un assez bon niveau en anglais avant de partir, même si c’était sa seconde langue vivante. Il y a juste un ou deux professeurs qu’il avait du mal à comprendre au départ, mais il comprenait très bien dans l’ensemble et a pu suivre les cours normalement.”


- Quelles sont les choses qui l’ont surpris / auxquelles il a dû s’adapter ?

“Le plus difficile pour lui, pendant toute la durée du séjour, ça a été la nourriture : beaucoup de “junk food” (pizzas, frites, nuggets,...), pas tout à fait son régime alimentaire habituel...

Autre nouveauté auquel il n’était pas habitué : le port de l’uniforme. La tenue pour aller au lycée est assez stricte, par exemple pas d’écharpe en hiver, pas de baskets, et la tenue de sport est réglementaire aussi. Au début ça ne l’emballait pas trop, et finalement il s’y est fait.”


- Et à l’école ?

Scolarité en Irlande : lycée irlandais“Au lycée, il a été placé en Fifth Year (équivalent de la 1ère), et il a découvert une façon d’enseigner différente ; par ex. il a suivi une matière “apprendre à apprendre” qu’il a bien appréciée.

Au niveau des horaires, il commençait plus tard et finissait plus tôt qu’en France ; il avait un peu moins de travail à faire le soir, et pendant les vacances très peu également, ça l’a surpris et il a bien aimé. En Irlande, ils fonctionnent en semestres au lieu des trimestres, avec un examen à la fin de chaque semestre (avant les vacances de Noël et en mai) au cours duquel ils ont une semaine d’épreuve sur toutes leurs matières à l’écrit. ”


- Quel bilan faites-vous de cette année scolaire en Irlande ? 

“Son niveau d’anglais a bien évolué, on se renseigne pour qu’il formalise son niveau via un certificat, mais après un an de cours, son niveau est excellent !

Nous sommes très satisfaits car nous avions besoin d’une coupure, et lui, et nous. Ca lui a fait du bien d’apprendre à se débrouiller, de rester sur une longue période sans nous, il a gagné en autonomie c’est sûr, d’ailleurs c’est lui qui appelait à ma place pour prendre des renseignements.

Il s’est affirmé davantage, notamment avec ses deux frères (Baptiste est celui du milieu), il a pris un peu plus confiance en lui, ça ne peut être que bénéfique. De toute façon, sur le moyen ou long terme, c’est une expérience qui marque, donc on verra par la suite !”


- Pourquoi avoir choisi SILC ? 

“Le frère aîné de Baptiste et Baptiste étaient partis avec SILC, et on a toujours été surpris par la rapidité des réponses ; les problèmes étaient résolus rapidement, et en tant que parent c’est important de savoir qu’il y a quelqu’un sur qui on peut compter. J’aurais pu trouver quelqu’un par moi-même, mais en cas de souci, comment on aurait géré à distance ? Donc je voulais qu’il parte via un organisme. 

Nous avions une seule interlocutrice qui nous a toujours apporté des réponses : quand il fallait chercher, on nous rappelait systématiquement ; ce suivi, pour nous c’était très important.

Avant le départ, l’entretien que Baptiste a passé avec l’enseignante pour vérifier sa motivation et son niveau d’anglais a été intéressant : ce n’était pas seulement un test, mais aussi un point d’étape pour l’aider à comprendre le projet. Elle a donné des conseils à Baptiste, lui a parlé des coups de blues, lui a suggéré d’aller vers les autres, etc. j’ai trouvé que c’était pertinent de lui donner ces conseils, et de mettre en condition et le jeune et les parents.

Également, en mars, la correspondante locale de SILC a organisé l’anniversaire de Baptiste avec ses amis : il sont allés au restaurant à Dublin pour fêter l’événement. Ce n’est peut-être qu’un détail, mais pour lui ça a été une grosse sortie, d’autant plus que c’était pour ses 18 ans.

Bref, si c’était à refaire, on le referait, et nous souhaiterions que notre dernier fils accepte également de partir un an à l’étranger”.



©Avondalecc.net

jeudi 14 février 2019

L’année scolaire en Finlande de Clérie

Lycée en Finlande

Partie en Finlande le 15 août 2018, Clérie S., une jeune parisienne de 15 ans, a choisi de passer une année scolaire complète en Finlande. Son papa, Carlo, nous parle de son expérience.

Comment s’est fait le choix de la Finlande, et comment Clérie s’est-elle préparée à ce séjour de longue durée ?

Etudier en Finlande : l'expérience de Clérie“Le choix du programme scolarité en Finlande a été un choix à la fois de Clérie et de Laura ma femme. Il faut dire que la grande sœur de Clérie a vécu 2 ans à Helsinki dans le passé ; peut-être que cela a rappelé de beaux souvenirs, en tout cas il n’y a eu aucune hésitation. 

Clérie a pris des cours de finnois avec un professeur et à distance sur skype, dès la fin de l’école et pendant tout l’été, jusqu’à une semaine avant son départ en Finlande. Elle avait par ailleurs déjà un excellent niveau d’anglais car elle a passé 4 ans en école Américaine.

Clérie n’a eu aucune difficulté à s’intégrer dès son arrivée : si elle a pu être un peu inquiète quelques jours avant le départ, le stage d’acclimatation réservé aux élèves étrangers à l’arrivée lui a vite fait oublier.”

Activités et cours au lycée en Finlande

Clérie est restée avec sa famille finlandaise pendant les fêtes de Noël, comment a-t-elle vécu les fêtes loin de vous ? 

Groupe de lycéens en Finlande“Clérie a la chance d’être accueillie dans une famille avec 5 enfants (quatre filles et un garçon) de différents âges. Elle vit dans une grande maison à la campagne, elle a sa propre chambre et peut profiter pleinement de la nature, des animaux. Les fêtes de Noël ont été l’occasion pour elle de partir avec sa famille d’accueil en vacances en Laponie, dans le village du père Noël, et de mieux connaître toute la famille ; en fait elle n’a même pas pensé à revenir pour les fêtes…!”

Au niveau de la culture finlandaise, de la vie sur place, de l’école, quel est le ressenti de Clérie ? 

Le lycée en Finlande où est scolarisée Clérie“L’école est vraiment différente et il lui a fallu s’habituer, mais Clérie est très contente et très positive à ce sujet. De notre côté, il est surprenant de constater combien de temps les élèves passent à l’extérieur, et cela malgré les températures… un peu froides ! Beaucoup de neige cet hiver et des journées sont très courtes… mais elle s’est habituée très vite.”

Pourquoi votre choix s’était-il porté sur le programme SILC ? 

“SILC proposait plein de séjours longue durée, et dans des pays très originaux… pas que dans les destinations classiques. Les tarifs sont plus que raisonnables. Nous sommes satisfaits de ce choix.”

Merci beaucoup Carlo !

NB : le papa de Clérie nous a informé que “si des parents veulent lui écrire pour poser des questions, il sera ravi de leur répondre”. Contactez-nous au 05.45.97.41.60 si vous souhaitez être mis en relation.

>>> Vous trouverez dans cet article plus d’infos sur le modèle éducatif finlandais.

>>> Et toutes les infos sur le programme scolarité SILC en Finlande ici

©Raahen lukio

jeudi 31 janvier 2019

Accueil de jeunes étrangers : une expérience qui resserre les liens familiaux


Nadine et Philippe T., installés dans le Lot-et-Garonne, ont accueilli des jeunes étrangères pour la première fois cette année : fin août 2018 ils ont ouvert leur foyer à une jeune espagnole pour 3 mois, et une jeune slovaque pour l’année scolaire

Nadine nous raconte cette expérience, inédite pour sa famille et ses enfants de 12 et 15 ans.


Comment vous est venue l’idée d’être famille d'accueil pour des jeunes étrangers ?



Centre ville de Marmande

“En fait j’ai toujours aimé les langues étrangères, j’ai beaucoup voyagé, et jeune je suis partie comme au pair en Espagne pendant 2 ans ; j’ai toujours eu envie d'accueillir des jeunes étrangers. Nous sommes originaires de Nice et depuis 15 ans on habitait vraiment à la campagne, donc ça me paraissait difficile d'accueillir. Désormais, nous habitons sur Marmande, en plein centre ville, donc on s’est dit : c’est le moment ! J’ai vu l’annonce de SILC qui recherchait des familles et on a candidaté."

Vous avez accepté de recevoir deux jeunes, comment se sont passés les premiers temps ? 


"Ma fille avait un peu d’appréhension au départ, car nécessairement on accorde beaucoup d’attention aux jeunes étrangères. Et puis finalement ça s’est bien passé.

En fait, l’accueil est très différent d’un jeune à l’autre. Par exemple la jeune espagnole que nous avons eu jusqu’à fin décembre était très "famille", expansive, et elle parlait déjà bien le français et donc s’est intégrée facilement. Pour la jeune slovaque, ça a été différent car elle est plus âgée et donc plus indépendante, elle se met davantage en retrait, c’est culturel je pense. 

Une anecdote : quand nous sommes allés chercher la jeune slovaque à la gare, elle m’a directement prise dans les bras pour faire un gros câlin ! Ça m’a interpellée, je ne m’y attendais pas du tout. Plus tard elle nous a expliqué qu'en Slovaquie c’est leur façon de se dire bonjour, ils ne se font pas la bise.

En fait on apprend à s’adapter aux différents caractères.

Ce qui est sympa aussi, c'est les découvertes culinaires car chacune a cuisiné les spécialités de son pays. Nous avons beaucoup de plaisir aussi à leur faire découvrir la cuisine française qu'elles adorent, surtout le fromage, le pain et les viennoiseries !"


Quel bilan faîtes-vous de l’expérience à mi-parcours ?


"Pendant les vacances de Noël, on a reçu les parents de nos deux jeunes ; on a tissé de très bons liens avec la famille de la jeune espagnole, d’ailleurs on pense y aller cet été. Avec les parents de la jeune slovaque ça s’est aussi très bien passé, mais c’était juste moins évident pour communiquer car ils ne parlaient que le slovaque. 

Je dirais que cela nous a apporté une ouverture d’esprit sur différents pays, ça remet aussi en question la famille, sur le fait de partager son quotidien et d’accepter quelqu’un. 

Lycée de Marmande où sont accueillis les jeunes étrangers

Par le biais des jeunes filles, nous avons aussi rencontré d’autres jeunes étrangers qui sont scolarisés dans le même lycée ; ça nous a permis de faire connaissance avec leurs familles d’accueil respectives. Tous les jeunes ont l’air de passer une super année, on fait en sorte qu’ils se sentent bien, qu’ils aient un bon souvenir de leur année en France.

Au niveau de notre famille, quand un jeune part, on a aussi plaisir à se retrouver entre nous ; l’expérience resserre les liens familiaux."


L'expérience d'accueil de jeunes étrangers vous tente ? 


>>> Plus d'infos sur notre page "Devenir famille d'accueil"



©lycee-lacompa.fr


jeudi 13 septembre 2018

Témoignage scolarité : “La Nouvelle Zélande : un pays à recommander sans modération !”

Scolarité en lycée étranger : l'expérience de la Nouvelle-Zélande

A la fin de sa classe de 2nde, Carla B., 16 ans, originaire de région parisienne, a choisi de s’envoler pour le programme scolarité en Nouvelle Zélande de SILC. Elle est donc partie de début juin à fin août, à l’autre bout du monde, et a intégré un “college” néo-zélandais. Nathalie, sa maman, revient pour nous sur ce qui les a conduit à choisir cette expérience, dresse un bilan du séjour et partage quelques conseils aux parents qui s’interrogent sur ce programme. Voici, sans retouches, le contenu de nos échanges :

- Pourquoi votre choix s’est-il porté sur le programme SILC ?

Lycée de Nouvelle-Zélande | SILC“Carla était déjà partie avec SILC plus jeune, dans le cadre d'un séjour "court" à l'étranger. Le séjour s'étant bien passé nous avions un à-priori favorable sur votre organisme. Dans le cadre de la préparation de ce projet précis nous nous sommes renseignés auprès de divers prestataires. SILC a été le plus réceptif à nos attentes. Nous avons eu l'impression de "monter ensemble" le séjour en étant étroitement associés au choix de la région et de l'établissement scolaire d'accueil de notre fille. C'était très important pour nous en temps que parents. Nous sommes en effet des parents vigilants et exigeants au quotidien, il n'était donc pas pensable que nous ne le soyons pas dans la perspective d'un long séjour au bout du monde.”

- Qu’avez-vous apprécié dans votre relation avec SILC ?

“. La qualité d'écoute pendant la phase de "montage du projet" et le sérieux du suivi du dossier ensuite.

. La phase de préparation du projet est essentielle à nos yeux puisqu'elle détermine très largement la réussite du séjour. Le process mis en place par SILC est sur ce plan très efficace. Les étapes (entretien avec la famille, entretien de l'enfant avec un professeur et responsabilisation des établissements scolaires Français et d'accueil) permettent de responsabiliser les trois catégories de protagonistes (parents, enfant, organisme). Il en résulte que chacun à notre façon nous avons été les acteurs et les partenaires de ce séjour. C'est très sécurisant pour tout le monde et essentiel pour le jeune qui s'apprête à vivre une expérience marquante et structurante.     

. Nos différentes interlocutrices au sein de SILC se sont par ailleurs toujours montrées disponibles et très professionnelles à chaque fois que nous les avons sollicitées. Les échanges étaient à notre sens "justes" et à leur place. C'est quelque chose de très important.”

- Quel bilan faîtes-vous de l’expérience vécue par Carla ? 

Cours en lycée en Nouvelle-Zélande | SILC“. Carla a fait de nombreux séjours à l'étranger (GB, Irlande, Etats Unis dans plusieurs Etats, Canada, Espagne, Italie, Allemagne...)  et testé différentes formules (en famille, en université d'été, en groupe international...) et elle avait envie de "tester" le système éducatif anglo-saxon qui est beaucoup plus souple que le système Français et à la réputation d'être plus "cool" aussi. Cette expérience lui a permis de se faire un avis personnel sur la question, de peser "le pour" et "le contre" des deux systèmes et finalement de se rendre compte qu'elle est attachée au modèle Français. Elle est revenue avec davantage de confiance en elle, et très motivée pour réussir au mieux ses classes de 1ère et terminale, l'idée étant de s'engager ensuite dans des études supérieures en priorisant les voies de l'excellence.

. Ce séjour "long" lui a permis aussi de se rendre vraiment compte des spécificités du "mode de pensée" Français, d'en évaluer pour la 1ère fois les points forts et les points faibles, d'expérimenter "le droit à la différence" et au final de prendre conscience de ses "atouts". Il s'agit sans doute là d'un acquis essentiel de son séjour. Au delà des gains en autonomie et en maturité, Carla a vraiment "mûri en profondeur". Elle est mieux capable de prendre du recul, de mettre les expériences et les points de vue en perspective... autant d'atouts majeurs à la réussite de son parcours étudiant. Nous en sommes agréablement surpris et bien sur très satisfaits. Il convient de souligner que sur ce point précis l'éducation Néo-zélandaise est très formatrice. Les professeurs encouragent sans cesse leurs élèves à discuter et argumenter leur point de vue et étayer leurs propos tout en insistant sur la nécessité de vérifier les sources d'information qu'ils utilisent pour élaborer leur pensée. Les sujets sont moins académiques qu'en France et beaucoup plus ouverts sur la réalité du monde mais cette expérience est très profitable aussi en terme d'apprentissages "à la française". Carla l'a parfaitement compris et est bien déterminée à utiliser ce "nouvel outil". 

. Sur le plan de l'apprentissage de la langue... le bilan est bien sûr positif puisque Carla a validé un niveau C1 (utilisateur expérimenté, autonome) du CECRL. Elle a passé à son retour un test au British Council qui lui permet d'intégrer dès la rentrée un cursus "pré universitaire" accessible aux seuls élèves bilingues. Il serait abusif de considérer qu'un séjour de trois mois permet d'acquérir ce niveau d’anglais. Par contre il est juste de dire que ce séjour lui a donné l'assurance nécessaire à la réussite de cet examen. Le séjour s'étant bien passé à tous les niveaux (la famille d'accueil est une vraie seconde famille pour notre fille, les kiwis - y compris les ados !!! - sont très ouverts et ont un état d'esprit très "sain") notre fille est revenue rayonnante, avec la certitude intérieure que la vie est faite pour être vécue et que "quand on veut on peut". Si on y ajoute un zeste d'extraversion, on se dit qu'elle est dans la plénitude de son adolescence.”

- Que recommanderiez-vous aux parents ou aux jeunes qui hésitent ?

Cours en lycée en Nouvelle-Zélande | SILC“. Il faut bien préparer le projet (matériellement mais pas seulement, il faut vraiment l'intégrer dans la vie de la famille au cours des mois qui précèdent le départ),

. il faut "se faire mutuellement et profondément confiance" de manière à ce que les parents et l'ado vivent sereinement la séparation et l'expérience...

. et se dire qu'il n'y a qu'un seul vrai moment "difficile" : c'est l'instant ou l'ado vous quitte avec une fausse désinvolture à l'aéroport pour un voyage d'une durée de 24 heures (32h avec les escales).

. il ne faut pas minimiser les conditions de la vraie réussite d'un tel séjour : l'envie du jeune est essentielle,  quant à la famille elle doit adhérer et "croire" au projet de manière à véritablement encourager l'ado à sauter le pas. On a noté un petit passage à vide de Carla une dizaine de jours avant le départ. On en a parlé ensemble et considéré que c'était une preuve de maturité sans jamais remettre en cause le bien fondé du séjour même si au fond de nous, nous n'avions qu'une seule envie : la garder à nos côtés pendant nos vacances d'été…."

. il est impératif que l'ado ait déjà voyagé, qu'il soit autonome (pour son âge) et capable de faire face aux "imprévus" (à titre d'exemple quand Carla est arrivée à Wellington personne n'est venue la chercher à l'aéroport... Elle avait été "oubliée"  :-D )(1)

. il est nécessaire enfin qu'il ait a minima la maîtrise de base de la langue du pays dans lequel il va séjourner. Aller à l'étranger pour faire des progrès c'est bien mais dans l'attente il faut quand même être capable de se débrouiller...

. pour finir, et ce n'est pas rien pour les parents : se préparer à ne pas retrouver tout à fait le même enfant. Un séjour de ce type "réussi" permet en effet à l'ado de se découvrir et de se connaître. A son retour, le périmètre des échanges n'est plus le même, les anciennes limites de l'autonomie accordée doivent être revisitées... Il faut donc s'adapter. A chacun son tour direz vous... pour être franc c'est moins fun pour les parents que pour l'ado qui ne cesse de dire "c'est mieux là bas"...!”

- Des commentaires à ajouter ?

Cours en lycée en Nouvelle-Zélande | SILC“. Carla est en contact étroit avec "sa" famille néo zélandaise. Elle s'est profondément attachée à la Nouvelle Zélande et aux néo-zélandais. Elle repartira seule en NZ l'année prochaine. La dame qui l'a hébergée va l'aider à trouver un job (bénévole) dans une association ou une école pour enrichir son futur séjour d'une nouvelle expérience,

. pour finir enfin : on avait choisi la NZ pour la beauté du pays, la sécurité qui y règne, l'imaginaire qu'il génère (vie saine) et le principe d'une éducation cadrée (respect de la vie de famille, des adultes et des autres en général...). TOUT était au rendez vous. PAYS A CONSEILLER SANS MODERATION si la recherche de l'ado et de la famille sont celles là.”


Un grand MERCI à Mme C. pour ce témoignage : votre partage d'expérience en tant que parent est précieux :) !


(1)  Explication de SILC : une confusion du partenaire néo-zélandais dans son planning a en effet engendré le retard du chauffeur censé récupérer Carla à son atterrissage. C’est le directeur de l’aéroport de Wellington qui a pris les choses en main et contacté le partenaire.

Malgré toutes les précautions prises, ce type d’aléa peut arriver de façon exceptionnelle ; notre métier et celui de nos partenaires sur place est de le résoudre dès que nous en avons connaissance pour que la sécurité des jeunes voyageurs soit assurée en permanence.

lundi 2 juillet 2018

"Mon regret : ne pas être partie une année complète" - Le témoignage de Violette

Témoignage étude en Irlande - SILC

Violette F. était scolarisée en classe de 2nde à Maison Laffitte cette année, et a souhaité partir suivre des études à l'étranger sur le dernier trimestre scolaire de 2018, à travers un séjour scolarité en Irlande

A 16 ans, elle se décrit comme dynamique, franche, sociable et curieuse. Elle pratique l'équitation, fait du théâtre, aime lire, écouter de la musique et aller au cinéma.

A travers son témoignage, elle revient sur ses quelques semaines d'immersion totale dans sa famille et son lycée irlandais d'accueil.


SILC : Bonjour Violette, peux-tu nous dire comment est venue l'idée de partir étudier en Irlande ?

Violette : "c’est mon père qui m’a proposé de passer mon 3ème trimestre en Irlande après que nous en ayons discuté, et j’ai tout de suite accepté. L’objectif était, bien sûr, d’améliorer mon anglais. Mais également de me permettre de découvrir une nouvelle culture, un nouveau pays. 

J’avais déjà fait des voyages linguistiques à Bournemouth en Angleterre, deux années de suite pendant 2 semaines. 

Je ne me suis pas préparée pour ce voyage, en particulier parce que je n’ai pas eu le temps. J’en ai discuté avec mon père et le dimanche suivant j’étais dans l’avion ! Soit une semaine et demi pour me préparer à me séparer de mes repères et de tout ce que je connais pour un trimestre." 


SILC : comment as-tu organisé ton départ avec ton lycée en France ?

Violette : "Je suis allée voir ma principale, lui ai exposé mon projet, elle a accepté parce que mes notes me permettaient d’aller dans la filière de mon choix. Elle a ensuite contacté ma mère pour les formalités. Je reprends une scolarité normale en 1ère l’an prochain. Je pense que la classe de 2nde est l’année parfaite pour partir puisqu’il n’y a pas d’examens, et qu’on est assez mature pour se débrouiller dans un nouveau pays loin de sa famille (même si j’ai rencontré des gens plus jeunes qui s’en sortaient sans aucun problème)." 


SILC : comment s'est passée ton arrivée dans ta famille d'accueil à Kilkenny ?

Témoignage étude en Irlande - SILCViolette : "mon arrivée à Kilkenny s’est très bien passée. La famille a été très gentille, accueillante, chaleureuse je me suis beaucoup plu chez eux. Comme ils le disaient tout le temps, tout est une blague pour les irlandais, c’est donc une ambiance très légère et agréable qui régnait chez eux. J’ai passé de très bons moments avec eux." 


SILC : et ton intégration à l'école ?

Violette : "J'ai été admise en transition year ou TY, l’équivalent de la seconde. Dans le système éducatif irlandais, c’est une année un peu particulière où on nous apprend surtout à devenir des citoyens, où l’on fait beaucoup de sorties et d’activités éducatives. Les cours sont très différents d’en France, par exemple on a suivi des cours de menuiserie « Wood work » ou « metal work » pour certains, ainsi que « life skills » : en réalité ce sont des cours de cuisine. On a très souvent assisté à des interventions, par exemple un intervenant est venu nous parler des sans-abris, des aides qui étaient mises en place pour eux etc.
C'est ma famille qui me conduisait à l'école le matin car j’habitais dans le countryside, mais la plupart de mes amis qui habitaient en ville s’y rendait à pied.
Je me suis sentie très aidée par la famille et l’organisation. Les gens à l’école étaient tous très gentils. Dans ma classe il y avait beaucoup d’autres "exchange students" : allemand, suisse, italiens, espagnol (et catalan, attention à ne pas confondre les deux ), anglais, croates, polonais, etc. Le plus génial était d’échanger avec eux sur nos cultures, d’apprendre à se présenter et poser quelques questions dans différentes langues. Évidemment entre nous on parlait uniquement en anglais."

Témoignage étude en Irlande - SILC

SILC : Un mois après ton retour, que retiens-tu de cette aventure ?

Violette : "Non seulement mon anglais s’est énormément amélioré mais en plus j’ai rencontré des gens formidables, j’ai découvert de nouvelles cultures, j’ai appris à m’intégrer, j’ai mûri. En bref je me suis fait des souvenirs inoubliables et magiques.
Et je dirais que mon seul regret est de ne pas être partie pendant une année complète.
Je conseille à toutes les personnes qui hésitent encore de foncer, une fois qu’ils seront là bas ils comprendront que s’ils ont le moindre problème ils peuvent en parler à la famille, aux professeurs, à SILC, il n’y a aucune raison de s’inquiéter."

Merci pour ce témoignage Violette, toute la team SILC t'adresse ses "good vibes" pour la suite :) !

 

Retrouvez également le témoignage de Cléophée, également partie à Kilkenny mais scolarisée dans un autre établissement.

©kcvs.ie

lundi 18 juin 2018

Cléophée F. : "mon trimestre scolaire en Irlande"

College de Kilkenny en Irlande

Kilkenny en Irlande


Cléophée F. a 14 ans, elle habite un petit village près de Beauvais dans l'Oise, elle est scolarisée en classe de 3ème, et elle a décidé il y a plusieurs mois de partir suivre une scolarité d'un trimestre en Irlande, du 7 janvier au 23 mars 2018.
Elle a donc passé 3 mois chez une famille irlandaise et a été scolarisée dans un college de Kilkenny, une ville de 25 000 habitants située à 150km au sud-ouest de Dublin.
Quelques semaines après son retour, elle partage son avis et son sentiment sur cette expérience d'étude à l'étranger.


Sa réflexion avant le séjour


"Je suis de nature plutôt sociale, j'aime discuter, rencontrer différentes personnes, et voyager. Sportive aussi, pratiquant le tennis et le badminton. Puis, la musique, que ce soit pour écouter ou jouer du piano.

Je suis partie en séjour scolarité tout simplement pour progresser en anglais. En effet, je voulais intégrer un lycée international, mais le niveau d'anglais requis était trop élevé, alors la solution qui s'offrait à moi était de partir à l'étranger sur une longue période. Je ne me sentais pas de partir un an, ni six mois, alors j'ai accepté de partir trois mois. C'est mon père qui en a eu l'idée, et je l'ai suivi. Il ne restait plus qu'à trouver un organisme. En cherchant bien par contacts ou sur internet, on a découvert SILC.
SILC avait un bon programme, et même si cela reste toujours dans un budget élevé, SILC était dans les meilleurs prix."

Vue sur Kilkenny, Irlande


Ses premiers jours


"Certains s'attendent à être intégrés dès le premier jour ou la première semaine, mais c'est malheureusement faux. Cela prend du temps, et ce temps est dur, cela se fait par étape. Au début, tu as ton uniforme, puis ta classe, ensuite un casier, un emploi du temps, des connaissances, des amies, tu participes en cours, etc. Les filles sont vraiment super sympas, dès le premier jour, elles sont venues me voir pour savoir qui j'étais.

Au début, tu ne fais même pas attention à la classe dans laquelle tu es parce que tu ne comprends rien au système scolaire irlandais. En plus, les cours étaient complètement différents d'en France. J'avais des cours de religion, de cuisine/alimentation, d'informatique, de littérature anglaise, de français (ma foi fort sympathique), beaucoup de cours d'orientation (gérer une entreprise, monter son business, choisir les bons choix d'orientation, etc.). Sinon, je me rendais à l'école à pied, mais s'il pleuvait ou neigeait, mon père d'accueil me venait me chercher."


Son bilan de cette aventure


"Plein de choses m'ont plu dans cette fameuse « vie irlandaise », mais particulièrement le système scolaire. C'est tellement enrichissant de découvrir cela. Cela me donne presque l'envie de devenir ministre de l'éducation nationale française et de faire une énorme réforme. Il y a vraiment un respect entre chaque personne. Aussi, ce qui m'a beaucoup plu, même si notre famille nous manque, c'est la liberté. Ta famille d'accueil ce n'est pas tes parents, ce sont tes amis, et il te laisse faire ce que tu veux, quand tu veux.(1) 

Si je pouvais résumer en trois mots cette expérience ce serait ceux-là : enrichissante, dure, et inoubliable.


Ses conseils pour ceux qui hésitent :


"Ma réponse va paraître banale mais si c'est possible de la faire, faites-le. C'est une chance que de pouvoir vivre cette expérience, le tout est d'en profiter, et d'en revenir des plus satisfaits. Sans jamais oublier la difficulté que cela puisse être. Si vous ne le sentez pas maintenant, alors peut-être dans un, deux, cinq, dix ans. Mais si vous savez au plus profond de vous que vous en êtes capables, forcez-vous. Oui ça fait peur, oui c'est dur, oui il faut du courage, mais pensez à comment vous seriez fier et comment vous en reviendrez grandi de cette expérience inouïe ! Un dernier conseil : "Mieux vaut se perdre que de ne jamais partir"."


Au nom de toute la team SILC : Merci beaucoup pour ce témoignage Cléophée ! 


(1) Précision de SILC : même si Cléophée a ressenti une grande liberté dans sa relation avec sa famille d'accueil, tous les séjours scolarité sont extrêmement encadrés. Que ce soit par SILC ou par les partenaires locaux, les jeunes sont suivis de bout en bout et des contacts réguliers et bienveillants permettent de s'assurer que le séjour se déroule bien et dans les meilleurs conditions de sécurité et d'épanouissement pour les participants.

©google map, kilkennypeople.ie, lovin.ie

vendredi 2 mars 2018

Pauline, 17 ans et 5 séjours avec SILC !



Balade en barque dans le Parque del Buen Retiro à Madrid avec Lucia, la professeur - Club 4 EspagnePauline U. a 17 ans, elle est en Terminale S et habite en région parisienne. Elle est partie en séjour linguistique à 5 reprises avec SILC, aussi lorsqu'elle a appelé pour réserver son 6ème séjour pour cet été, nous lui avons proposé de nous faire part de son avis sur les séjours SILC. 

Elle s'est prêtée avec enthousiasme au jeu des questions/réponses pour raconter cette aventure qui la lie à SILC depuis 5 ans maintenant !


SILC : Quand es tu partie pour la première fois, et pourquoi avoir choisi SILC ?

Pauline : 
"J’avais 12 ans (presque 13) et j’allais passer en 4ème quand j’ai fait mon premier séjour. Depuis, je voyage avec SILC chaque année ! 

Mon premier séjour était la formule Discover London, à 2 français par famille, cours + visites, pendant 2 semaines. A l’époque j’étais plutôt timide et pas très rassurée à l’idée de partir en Angleterre toute seule alors j’ai choisi une formule « 2 francophones par famille ». 

Mes parents sont tombés par hasard sur le site internet de SILC et après comparaison avec les autres organismes, les commentaires positifs sur SILC et les différents programmes proposés nous ont rapidement séduits. "


SILC : Quels autres séjours as-tu fait ?Soirée jeux avec de nombreux étudiants de toutes nationalités - Club 4 Irlande

Pauline :
"L’année suivante je suis partie 2 semaines en séjour Club 4 en Angleterre, et celle d’après 2 semaines en Club 4 en Espagne et aussi en Irlande (photo ci-contre pendant une soirée jeux avec des étudiants de toutes nationalités :)

Je pense que c’est la formule qui m’a fait le plus progresser. J’ai à la fois pu visiter, rencontrer de nouvelles personnes et progresser très rapidement vu qu’on participe beaucoup plus ! 

Immersion totale en famille dans le Kent près de CanterburyL’année suivante j’avais envie d’être plus autonome, j’ai donc choisi la formule Live With my Family* dans le Kent en Angleterre, sans cours. Je pensais que vivre 24h/24 dans une famille anglaise « comme une anglaise » me permettrait d’en découvrir encore plus que jusque-là. Aujourd’hui je pense qu’une formule avec cours aurait été plus complète afin de réellement progresser. J’ai dû changer de famille au milieu de la 1ère semaine mais la fin du séjour s’est vraiment bien passée même si j’aurais aimé faire plus de visites. "

*Immersion totale en famille d'accueil


SILC : Y-a-t-il un séjour que tu as préféré ?

Vue des hauteurs de Dublin pendant le Club 4 en IrlandePauline :
"Chaque séjour a eu son lot de points positifs/négatifs et de surprises, je ne pourrai donc pas choisir de « séjour préféré » car chaque séjour m’a énormément apporté et je pense que cela dépend surtout de la personnalité et des envies de chacun ! 

Le Club 4 est selon moi la formule la « plus complète » car elle m’a permis de progresser en anglais et en espagnol tout en découvrant des cultures différentes !

Je choisis systématiquement l’hébergement en famille car j’adore découvrir de nouvelles cultures, manières de vivre etc, et c’est pour moi le meilleur moyen de progresser : en baignant dedans !

Ce qui est sûr c’est que chaque expérience vécue fut exceptionnelle, les familles rencontrées très accueillantes et les moments passés mémorables !"


SILC : Pourquoi repars-tu chaque année avec SILC ?

Halo de chaleur pendant une journée à Madrid par 40°CPauline :
"Chaque année je repars avec SILC car c’est un organisme sérieux qui réagit en cas de problème, et les activités proposées, cours, groupes etc sont toujours bien organisés. Ainsi, l’année dernière ils ont su réagir très rapidement face à mon problème de famille et le lendemain matin de la visite du responsable français, je changeais de famille.  

Ce que j’apprécie énormément avec SILC c’est le « contact humain », les responsables sur place sont toujours à l’écoute, on se sent vraiment en confiance."




SILC : Qu'est ce que ces séjours t'ont apporté ?

Bord de mer dans le KentPauline :
"Aujourd’hui je trouve que j'ai gagné à la fois en prise d’autonomie, prise d’initiatives, mais aussi et surtout en langues évidemment. 

Commencer tôt m’a permis d’acquérir des bases solides, du vocabulaire, et surtout j’ai pu rencontrer beaucoup de gens. Il m’arrive encore d’être en contact avec ma famille d’Espagne et aussi avec des amis rencontrés pendant mes différents séjours ! Ces séjours permettent de construire des relations durables, de s’ouvrir au monde qui nous entoure et d’apprendre énormément de choses !"


SILC : Quels sont tes projets dans le futur ?

Pauline :
"L’année prochaine je compte entreprendre des études de médecine afin d’intégrer le domaine de la recherche. Ce sont des études longues pendant lesquelles je n’aurais pas forcément le temps de pratiquer mon anglais (ou mon espagnol) et dans la recherche scientifique, l’anglais domine. Mais savoir que j’ai des bases solides déjà acquises me rassure énormément ! Et je pense que c’est un vrai point positif de pouvoir s’en vanter (par exemple dans un CV ou une lettre de motivation pour une école etc...)."


Un grand merci pour ce témoignage et pour ta fidélité Pauline, et... the whole SILC team wishes you all the best :) !


lundi 25 septembre 2017

Marie et Max, famille d’accueil depuis 20 ans !

Le village où résident Marie et Max

Marie et Max B. habitent un village de 600 âmes en Lozère, et ont choisi d’accueillir, alors que leurs enfants étaient en bas âge, des jeunes étrangers en scolarité en France. Découvrez ce qui, selon eux, fait le sel de cette expérience !

Marie se souvient : “Avec mon mari nous avons commencé à accueillir des jeunes étrangers en 1996, au départ via une association que gérait un voisin et ami. Mon fils avait alors 10 ans, ma fille 8 ans, et on avait envie d’élargir le cercle familial, que les enfants apprennent à partager et qu’ils s’ouvrent à d’autres cultures. Ils ont au fil des ans accueilli une vingtaine de jeunes venant d’Italie, des Etats-Unis, du Canada, de Nouvelle-Zélande, d’Autriche, de Slovaquie, d’Allemagne, du Vénézuela et du Costa Rica !

Les difficultés et les richesses de l’expérience

Au départ nous accueillons sur des petits séjours d’un mois pendant les vacances. Et au bout de 4 ans on s’est lancés : on a accueilli Sylvia, une jeune italienne, pour toute la durée de son année scolaire en France. Etant moi-même d’origine italienne, c’était plus facile pour communiquer au départ car elle ne parlait pas bien le français. Cela a causé quelques conflits au sein de la famille : mes enfants étaient un peu jaloux car j’étais accaparée par la jeune, par exemple pour lui traduire les leçons. Puis au fil des jours nous avons chacun trouvé nos marques et notre équilibre, et Sylvia est devenue comme leur grande soeur. Pour les jeunes filles suivantes que nous avons accueillies, ça a été beaucoup plus simple !

Depuis, nous accueillons un jeune tous les ans, et avec SILC depuis 2009. Nos enfants ne sont plus à la maison désormais, mais nous continuons l’expérience car cela reste très enrichissant : nos filles d’accueil nous apportent beaucoup, de par leur tempérament, leur expérience, leur culture, leur vécu, on essaie de partager tout ça, mais aussi de les aider dans les devoirs, dans leur adaptation à l’école ou avec l’entourage familial (nous avons une grande famille !). Moi j’aime beaucoup les loisirs créatifs, le jardinage, la musique et le cinéma, donc je partage volontiers mes passions avec celles qui en ont envie. Nos filles d’accueil sont comme nos enfants, nous les considérons comme un membre de la famille, et c’est aussi le cas de nos proches. 

L’accueil et bien au-delà

Notre famille s’agrandit au fil des accueils. Pour notre part, on trouve que l’accueil est parfait lorsque nous pouvons rencontrer les parents de nos jeunes. Lorsqu’ils s’intéressent aux conditions de vie de leur fille, que nous pouvons échanger, ça crée des liens plus forts... De plus en plus, on propose aux parents de passer le réveillon de Noël avec nous et leur fille. Ça nous a permis de rencontrer des personnes adorables ! 

Et puis la relation se tisse aussi après la période d’accueil. Par exemple nous avons encore des contacts avec Sylvia, notre 1ère jeune fille accueillie, qui est maintenant aux USA et qui nous a tous invités pour son mariage en Italie l’an passé ! Nous sommes également allés en Autriche et en Slovaquie pour revoir des jeunes que nous avions accueillies. Et avec Internet, on a des contacts réguliers avec chacune d’entre elles.

Nous avons eu une seule expérience un peu décevante avec une jeune fille vénézuélienne qui venait d’une famille très aisée, et qui ne s’intéressait pas vraiment à notre culture et n’avait pas envie de s’investir. Mais c’est le seul cas en 20 ans !

Les anecdotes

Globalement, les italiennes que nous avons reçues étaient souvent assez coquettes et aimaient la mode ; c’était le cas de Sylvia, qui aimait assortir ses chaussures avec son sac ; plutôt incongru lorsqu’au lycée tous les jeunes étaient en jean-basket ; elle en a souffert au départ et pensait qu’ils se moquaient d’elle.

Ce qui surprend tous les jeunes, c’est qu’ils ont le sentiment que l’on mange beaucoup par rapport à chez eux ; par exemple les slovaques ne mangent qu’un plat unique, plus riche. 

Et puis toutes trouvent beaucoup trop longs les horaires de cours en France, aucune ne résiste : le mercredi midi, elles ont toute le nez qui pique dans l’assiette !

Au quotidien il y a toujours des occasions de plaisanter ou de rire. Je me souviens de la fois où on a regardé “La grande vadrouille” avec une jeune slovaque, on a beaucoup ri car elle prenait au pied de la lettre l’expression “être à cheval sur la literie”.

Et puis au départ, les jeunes viennent spontanément proposer de l’aide en cuisine, puis elles prennent de l'assurance et demandent si elle peuvent faire quelque chose à notre place, et elles finissent par insister pour nous cuisiner et faire découvrir un plat de leur pays. En fait la plupart ne savent pas cuisiner, ce qui fait qu’on a goûté beaucoup de ratés ! Hormis avec Veronika, notre jeune autrichienne : elle avait installé Skype dans la cuisine pour que sa maman la guide au fur et à mesure de la recette !

Mais toutes ont eu envie de nous faire connaître leur culture, elles étaient très volontaires et y mettaient tout leur coeur.

En tout cas à chaque fin de séjour, les adieux sont toujours très difficiles… C’est tellement riche d’émotions cette expérience, c’est dommage de s’en priver !”

>>> Si comme Marie et Max vous souhaitez devenir famille d’accueil, déposez votre candidature ici - SILC vous recontactera.


lundi 31 juillet 2017

Nina, 15 ans, nous raconte son année scolaire aux USA

Nina S., originaire de Poitiers, est partie avec SILC en août 2016, à l’âge de 15 ans et après sa classe de 3ème, pour suivre une scolarité de 10 mois aux Etats-Unis, dans la ville de Rochester, Michigan.

Avant de partir, elle avait un niveau d’anglais correct pour une élève de 3ème ; elle a cependant dû passer un test d’anglais (en l’occurrence le TOEFL) pour garantir qu’elle avait le niveau minimum pour suivre les cours, et finaliser son inscription dans l’établissement scolaire qui la recevait.

Voici son témoignage sur cette année scolaire aux USA, recueilli un mois après son retour en France :

Nina (à droite) : témoignage sur son année scolaire aux USA

“Dès le départ j’ai été bien accueillie, à l’école tout le monde savait que j’étais étrangère donc tout le monde a été très patient avec moi.

J’ai atterri à Détroit, et ai tout de suite été accueillie par ma première famille d’accueil* qui avait deux filles de mon âge. Quelques jours après je démarrais l’école, et j’ai tout de suite trouvé des amis et échangé avec d’autres personnes de la High School."

*Nina a changé de famille en milieu de séjour à cause de problèmes familiaux. Elle a donc été placée dans une autre famille de Rochester sur ses derniers mois de scolarité.

Sa journée type en lycée américain

"Tous les matins, je me levais à 5h45 car les cours commencent à 7h30. Comme à Rochester il n’y avait pas de transports en commun, au début la maman nous emmenait, puis ensuite c’est la fille de mon âge qui avait eu son permis entre temps qui m’accompagnait. On arrivait au lycée vers 7h. Avant les cours on avait le temps de discuter près des casiers, ou bien on pouvait aller poser des questions aux professeurs dans leur salle.

Une anecdote originale : si par exemple on ratait un contrôle, on pouvait parfois le repasser le lendemain ! Mais il fallait faire d’autres devoirs en plus ou répondre à des quizz, pour montrer qu’on avait quand même travaillé pour avoir le droit de le repasser."


Nina et ses amies américaines

"Pour les cours, en fait j’ai choisi les cours que je voulais suivre pendant le 1er semestre avant de partir aux Etats-Unis. Moi j’avais choisi l’Histoire de l’Amérique, géométrie (les maths sont divisés en géométrie et algèbre), biologie, anglais, et au 1er semestre mode et santé (corps humain, comment manger, relations amoureuses…). Pour mon second semestre, j’ai suivi “Web development” et cuisine à la place de santé et mode.

Comme en France, les cours durent une heure, mais on n’est jamais avec les mêmes élèves, ça change à chaque cours.

Au niveau de la méthodologie, c’est très différent selon les professeurs. Par ex. en histoire, soit le prof récitait la leçon, soit il nous faisait faire des activités, il changeait à chaque fois sa manière de travailler. Mais dans tous les cours on travaillait en groupes, par tables de 4 en face à face. Très peu de travail individuel, hormis pendant les contrôles : les professeurs préfèrent que l'on dise ce que l’on pense, que l’on partage notre avis.

Je ne sais pas si c’est comme ça dans tous les lycées américains, mais dans le mien, on était très libres : on pouvait manger, boire en cours et même mettre de la musique. Les profs d’histoire et de maths par exemple mettaient toujours la radio.  La prof de français nous proposait aussi de sortir nos écouteurs lorsque l’on faisait nos rédactions. Ça ne nous gênait pas pour nous concentrer. C’était bizarre, mais c’était bien !

Malgré ces libertés, personne ne perturbait le cours, tout le monde respectait les règles.

On suivait des cours jusqu’à 14h30, et on avait 30 minutes pour déjeuner. Moi j’emmenais mon panier repas préparé la veille. La plupart des élèves emmènent à manger parce que la nourriture au lycée n’était pas super (pas de menus équilibrés comme chez nous dans la “cantine”, là-bas c’était burgers, pizzas, frites,...)."

Après les cours : les clubs et activités

"Après les cours on peut aller dans des clubs, j’en ai visité pas mal pour les connaître et je me suis inscrite au club de français parce j’aimais bien aider ceux qui l’apprenaient.

Cheerleaders : les pompom girls américaines

Puis je me suis inscrite à un cours de danse, du hip-hop, dans une école à part, mais au début c’était difficile, car là-bas le niveau est très élevé. Par exemple les “cheerleaders” (pompom girls) débutent dès leur plus jeune âge, et tous les jours elles s'entraînent avant ou après les cours. Elles font des supers chorégraphies, avec des figures, elles sautent,... elles ont vraiment un super niveau !

Mais j’ai réussi à rattraper le niveau, et ça m’a beaucoup plu. On a fait deux représentations publiques."

Le soir je discutais avec la famille, mais pendant la semaine, comme le papa rentrait tard, on mangeait à des heures différentes. Les américains ne mangent pas vraiment ensemble, à part le week-end, au dîner ; même le midi ils ne déjeunent pas forcément ensemble.

Le week-end, on allait au cinéma, à la patinoire, j’allais voir des amis, on a souvent fait des barbecues avec les voisins, les amis,...


Ce que ça lui a apporté

"Depuis mon séjour, je me sens plus ouverte, moins timide, plus responsable et autonome.
J’ai gardé beaucoup de contacts avec la famille, les amis, on a prévu de se revoir ; certains vont venir en France, et moi peut-être que l’année prochaine je retournerais 1 ou 2 semaines là-bas pour revoir tout le monde.

Nina et ses amies américaines

Par rapport à la langue, en fin de séjour, je me sentais très bien, je peux dire que j’étais devenue bilingue. Globalement je comprenais à peu près tout, du moins j’arrivais toujours à comprendre le sens général.

En septembre, je reprends en classe de Seconde, dans une section Euro.

Je n’ai pas d’idée précise sur ce que j’aimerais faire, mais ce qui est sûr, c'est que j’aimerais que cela ait un lien avec l’anglais.

Mes conseils : il faut partir ! Même si au milieu de l’année j’ai ressenti un peu le manque de l’entourage, c’est vite passé. Il ne faut pas avoir peur de parler aux gens, de paraître idiot, il faut vraiment avoir envie d’apprendre, car beaucoup de choses sont différentes et déroutantes. Donc au début il faut travailler beaucoup pour intégrer ces nouveaux codes."

Ce qu'elle a le plus aimé : 

"- L’école ! Là-bas c’est très différent, mais je ne crois pas qu’en France ça pourrait se passer comme ça. Il y a beaucoup de liberté, des cours originaux, on travaille en groupe, en musique,... tout ce qu’un élève veut en fait !

Bal de promo au lycée américain

Il y eu trois “bals” dans l’année, accompagnés par des semaines de jeux. Par exemple la semaine du Homecoming qui se passe début octobre : toute la semaine il y a des activités organisées, une déco, des thèmes pour s’habiller (un jour on est venus en pyjama !), des concours, et pour clore la semaine un bal au lycée, où généralement tout le monde s'habille en tenue de soirée.

On a aussi “l’Assemblée”, organisée par les élèves : on se retrouve tous dans le grand stade, et on doit porter des t-shirts avec notre grade (2nd, 1st...) ; il y a une équipe pour chaque grade, et elles devaient se battre entre elles via des jeux, c’était très amusant.

- Les profs qui étaient assez jeunes, plutôt cools, ils organisaient des choses ; par exemple il y en a un qui s’est rasé la tête en live pour récolter de l’argent pour une association !

- Et puis découvrir la région : je suis allée au Canada car on habitait à côté, aux Chutes du Niagara, à Détroit. Je suis aussi allée à Las Vegas pendant 4 jours car le métier du papa offrait cette opportunité, c’est vraiment un super souvenir. "

Ce qu'elle n'a pas aimé : 

"- Pas beaucoup de transports en commun dans ma ville, donc je dépendais de ma famille pour bouger.

- La nourriture : trop grasse, trop salée et trop sucrée en général !”


Merci @Nina :-) ! We wish you all the best !

lundi 18 avril 2016

Margaux : retour sur son séjour en Australie

Margaux (au centre) pendant son séjour Australie

Margaux N., lycéenne de 17 ans, est partie l’été dernier en séjour Australian High School pendant 5 semaines. Elle nous raconte son aventure australienne, avec sa famille, à l’école, et pourquoi elle a choisi ce programme.

- Margaux, pourquoi as-tu choisi le séjour linguistique Australian High School ?
"J’avais envie de faire des progrès en anglais, et compte tenu des retours d’expériences autour de moi, je me suis dit que l’idéal était de ne pas se retrouver avec d’autres français. L'année d’avant j’étais partie en summer camp aux USA, c'était sympa, mais mes progrès en anglais ont été moyens. J'ai donc cherché une autre formule, une conseillère SILC nous a renseignés, et ce programme a convaincu mes parents."
 
- Dans quel environnement as-tu été accueillie en Australie ?
"Ma famille d’accueil vivait à Waikiki, à une heure au sud de Perth. C'est une ville proche de la mer avec beaucoup de maisons résidentielles "à l'américaine" ; mon lycée était à 10 min à pied de la maison. 
Au lycée, le port de l’uniforme était obligatoire, et nous devions avoir les cheveux attachés. C’était un lycée baptiste, donc la pratique religieuse est assez présente (prière le matin,...). Nous ne connaissons pas ça en France, mais cela ne m'a pas dérangé.
Au niveau des cours, les horaires étaient de 8h30 à 15h30. En fait, ce sont les élèves qui choisissent en début d'année les matières qu'ils veulent suivre. Ma correspondante, Angélique, en classe de 11th years (équivalent de la 1ère), avait choisi des matières plutôt pratiques (cuisine, arts plastiques, dessin, sport, informatique...), mais il y avait aussi de l'anglais et un peu de maths (niveau 5ème, donc facile !). Les cours ne sont pas du tout dispensés comme en France, du coup je n'ai pas eu l'impression d'être vraiment en cours, d’autant qu’ils se font beaucoup en groupe et il y a énormément d'échanges avec les professeurs... La musique y est même tolérée :)"
 
- Comment cela s'est passé avec la famille australienne qui t'a accueillie ?

"Ma famille d’accueil est originaire d’Afrique du sud, ils vivaient en Australie depuis 8 ans. Avant mon arrivée, SILC m’a envoyé l'adresse mail de ma famille, afin que je fasse connaissance. J’ai donc pu échanger bien avant le départ avec toute la famille : Nils le papa, Marina la maman, Angelique ma correspondante de 17 ans, et CJ, son frère de 13 ans. Puis Angélique m'a donné son email perso et nous avons communiqué presque tous les jours avant le départ. Donc quand je suis arrivée, on se connaissait presque déjà, et on avait beaucoup de choses en commun (musique, films, arts plastiques). J'avais apporté des petits cadeaux "made in France" sur le thème de Paris et du PSG pour le frère, ainsi que des spécialités locales : caramels, gâteaux, chocolats... Donc l'intégration s'est très vite faite !
De son coté, la famille avait bien préparé mon arrivée : ma chambre et aussi tout un programme d'excursions dans la région : promenade en bateau, visite de la prison de Fremantle, Rockingham, cinémas, un peu de shopping, le zoo de whiteman park,...
Depuis mon retour, je garde contact avec ma correspondante et on s’envoie des emails à peu près tous les deux jours. Elle espère venir en France l’an prochain."
 
- Au niveau de l’anglais, as-tu eu des difficultés pour communiquer ?
"Au début, pas facile de suivre les discussions. Mais les membres de la famille ont été très patients, et les gestes aident beaucoup ! Au lycée, tous les profs ont été vraiment sympas et m’ont aussi aidée. La prof d'Anglais me donnait des fiches de grammaire et de vocabulaire à mon niveau. Pour les autres matières, les cours  n’étaient pas comme ceux que l’on en suit en France : tout se faisait par la pratique, en groupe et à l'oral comme les cours de cuisine, de sport ou d'arts plastiques. Au bout de 3 semaines, les progrès étaient là, OUF !"
 
- Que retiens-tu de ce séjour ? 
"J'ai beaucoup progressé à l'oral en anglais, et je suis beaucoup plus à l'aise pour prendre la parole. Au niveau anglais écrit c'est un peu moins flagrant, mais ma moyenne a tout de même augmenté de 2-3 points par rapport à l'année dernière. Au niveau personnel je me suis fait une bonne amie, et j’ai découvert que la vie de lycéen australien, c’est beaucoup plus cool qu'en France :) !
Bref, tout était vraiment très bien, y compris le vol en A380 avec très peu d’escales, parfait pour moi qui n’aime pas l’avion ; et aussi Blandine, l’accompagnatrice SILC très présente : elle m’a appelée tous les 3 jours la première semaine pour savoir comment ça se passait, puis une fois par semaine ensuite."

Merci Margaux d’avoir partagé ton expérience !


Pour en savoir plus sur ce séjour : consultez le programme ou contactez une conseillère SILC au 05.45.97.41.60.



mercredi 24 juin 2015

Merci pour vos avis sur les séjours SILC !

Vous êtes nombreux à avoir partagé vos avis sur votre dernier séjour linguistique réalisé avec SILC. En toute transparence, nous faisons le point sur les avis et les suggestions que vous nous avez partagés, afin d’améliorer encore votre satisfaction. Retour sur les avis laissés par les participants aux séjours de Pâques.

Avis sur les séjours SILC
Après chaque période de séjour linguistique, nous adressons aux parents :

  • une enquête de satisfaction à tous nos participants, que nous utilisons à des fins internes pour apprécier vos retours sur les familles d’accueil, et la façon dont les jeunes ont vécu leur séjour : cours, échanges, activités,... Ce retour et vos suggestions sont essentiels pour nous aider à améliorer l’expérience linguistique de vos enfants
  • un email, envoyé par www.avis-verifiés.com : ce site tiers, 100% indépendant de SILC, vous permet de noter le séjour, et d’y déposer un avis, qui sera automatiquement publié en ligne. SILC ne peut en aucun cas supprimer ou modifier cet avis. Nous avons fait ce choix de transparence, et lorsqu’un avis mitigé est posté, nous y répondons systématiquement. A aujourd’hui, la moyenne des notes obtenues dépasse les 9/10. Vous pouvez consulter les avis SILC ici.

Dans la dernière enquête de satisfaction, vous avez été 100% à être satisfaits des renseignements obtenus par téléphone ou via la brochure papier, 94% satisfaits par la gestion des voyages (acheminement -> Paris, voyage A/R, transferts), 92.7% par la qualité des cours, 96% en moyenne par les activités et visites, et 100% par l’encadrement (professeurs français et étrangers, accompagnateurs).


Cependant, plusieurs parents nous ont fait part du fait que leurs enfants ont trouvé “le temps long” dans les gares & aéroport, avant le voyage vers le lieu d’accueil. C’est notamment le cas lorsque l’enfant vient de province et s’est levé tôt pour être à l’heure au point de RDV. C’est également dû au fait que les jeunes ne se connaissent pas encore entre eux, et n’osent parfois pas briser la glace pour faire connaissance avec les autres membres du groupe.
Sachez que pour les voyages en groupe, les formalités d’enregistrement sont plus longues (vérification de l’identité, passage aux douanes,...), aussi on demande aux participants d'arriver plus en avance que pour des voyages privés.
En revanche, pour les prochains séjours, nous avons réfléchi à “comment faire patienter” les jeunes et les occuper pendant ces temps d’attente.


Nous remercions en tout cas vivement tous les parents et jeunes qui ont pris le temps de déposer un avis via le questionnaire SILC ou via avis-vérifiés.

mardi 24 mars 2015

3 semaines à Malte : le top pour concilier anglais et vacances !

Malte

Élodie, qui a maintenant 23 ans, a suivi un séjour SILC à St Julians à l’été 2012. Elle avait choisi un programme intensif à Malte (voir lien plus bas), avec l’objectif de pouvoir communiquer en anglais avec aisance. Elle est aujourd’hui clerc de Notaire en Haute-Savoie, et utilise l’anglais au quotidien pour échanger avec la clientèle étrangère (russes, anglais, koweitiens,...). Elle souhaitait également découvrir une destination inconnue, se détendre et s’amuser. En partant à  Malte, elle a pu concilier toutes ses attentes ; 3 ans après son séjour, elle revient sur son expérience.

SILC : Tu avais choisi un programme intensif avec 30 cours par semaine. Comment as-tu trouvé l'école, la formule, et qu'en retires-tu aujourd'hui ?


Elodie : “J’avais choisi ce programme SILC à Malte parce que j’étais incapable de tenir une conversation en anglais, d’où mon choix de séjour intensif.
Dès le départ, le staff de l’école est très accueillant et disponible. Ils essaient tout de suite de nous mettre à l'aise en organisant des dîners et pots de bienvenue.
Les professeurs étaient très sympathiques et ils nous incitaient à parler, même si on faisait des fautes. Ils m’ont encouragé à communiquer en anglais alors que j’avais peur et que je suis d’un naturel assez timide. Les cours sont vraiment basés sur l’oral et la conversation, tout en intégrant les règles de grammaire et d’écriture à connaître. Je pense que le fait que les cours soient en petits groupes, et que l’on ne connaisse pas les autres étudiants au départ, cela facilite la prise de parole. A l’issue du séjour, j'avais progressé de 2 niveaux sur l’échelle du CECRL, ce dont je suis fière !
Depuis ce séjour, j’ai beaucoup plus confiance en moi et je n’ai plus de difficulté à prendre la parole en anglais, que ce soit dans mon travail, ou lors de séjours à l'étranger.
J'ai compris que même si ma grammaire n'est pas parfaite et que mon vocabulaire pourrait être plus riche, il est toujours possible de se faire comprendre, et un anglophone apprécie l'effort fait de parler dans sa langue.”

SILC : Tu étais hébergée chez une famille d’accueil, qu’as-tu pensé de cette formule ?


Elodie : “Ma famille d'accueil a été parfaite et m'a fait découvrir la culture maltaise avec toutes ses influences et ses richesses. Elle s’est montrée très intéressée et compréhensive, et nous avons beaucoup échangé en anglais, ce qui m’a permis de le pratiquer en dehors des cours. La famille était toujours disponible pour répondre à mes questions, me proposait de participer à leurs sorties, etc… “

SILC : Tu aurais aussi pu partir en Grande-Bretagne, pourquoi avoir choisi Malte ?


Elodie : “Mon choix s’est porté sur Malte, car c'est l'endroit idéal pour étudier et passer des vacances en même temps : il y fait beau, il y a la plage, et l’ambiance est plutôt festive. Je dirais même que c'est le paradis pour une étudiante de 20 ans qui aime faire la fête ! Les clubs sont sympas et l'entrée est gratuite (ceci n'existe pas en France) !
Et puis Malte est une île magnifique : les plages sont superbes, et les monuments ont une architecture vraiment typique. J’ai particulièrement aimé ma visite à Gozo, et au Blue Lagoon. Et pour faire la fête, je recommande Paceville sans hésiter !
Bref, mon séjour a été incroyablement enrichissant  à tous points de vue, et j'en garde d'excellents souvenirs.
Je recommande cette expérience à tous ceux qui souhaitent progresser en anglais, en passant du bon temps.”

Merci Elodie !

>> Voir le séjour à Malte suivi par Elodie.

jeudi 26 juin 2014

"Avant, j'étais dégoutté de l'anglais, mais ça c'était avant..."

Séjour prépa concours

Il s'appelle François B., il a 21 ans et est étudiant en prépa Sciences. Son objectif est d'entrer à l'Ecole Normale Supérieure pour devenir ingénieur.

Pendant toute sa scolarité, sa bête noire a été l'anglais : il plafonnait à 5/20 de moyenne en anglais, et détestait cordialement cette matière !

"Seulement dans les classes prépas, tous les élèves ont grosso modo le même niveau dans les matières scientifiques, alors je me suis dit que pour faire la différence, il fallait que je travaille sur mon niveau d'anglais".

Avec ses parents, il a d'abord fait le choix de partir seul pendant 4 semaines à Oxford, et a opté pour la formule incluant 30 cours d'anglais par semaine en école de langue. Une première immersion très salutaire, qui lui a permis de revoir complètement les bases, le vocabulaire, et travailler ses compétences orales dans des situations quotidiennes et en classe. Le plus : "le fait de suivre les cours avec des étudiants d'autres nationalités et de ne pas être qu'entre français oblige à aller vers les autres et parler anglais pour pouvoir communiquer".

L'année d'après, afin de préparer son concours d'entrée en Prépa, il a opté pour le séjour Prépa concours d'anglais : "les enseignants sont de grande qualité, précis, efficaces, et ce séjour a été pour moi une excellente préparation pour passer mon épreuve d'anglais. A la suite de ce séjour, j'ai d'ailleurs passé mon TOEFL, et obtenu la meilleure note de ma promo !". 

Ce séjour propose en effet aux participants de se préparer efficacement aux épreuves d'anglais. Encadrés par un professeur français qualifié, ils apprennent à gérer leur temps, adopter la bonne méthodologie de travail et s’entraînent à passer les épreuves à travers différentes mises en situation et exercices en classe, ou en dehors, lors des travaux personnels qui leur sont demandés. 

Ce séjour requiert une grande discipline, pour faire face à l'important volume de travail à fournir. L'entrainement intensif se traduit par divers types d'exercices : version, thème, khôlles, devoir en temps limité, contractions croisées, débats et discussion avec un enseignant anglais, familiarisation avec les grands sujets de la civilisation anglo-américaine,... Chaque jour les participants remettent un travail écrit, et ils sont évalués chaque vendredi sur une thématique vue dans la semaine. A l'issue du séjour, chacun reçoit un rapport pédagogique complet qui dresse un bilan de son travail.

Pour François c'est sûr, ces séjours lui ont permis de se réconcilier avec la langue anglaise, et de faire la différence avec les autres élèves de prépa.

Nous lui souhaitons bonne chance pour la suite de ses études !

mardi 4 février 2014

Londres, puis Dublin : l'expérience linguistique de Marie

Séjour étudiant à Londres

Marie P., 18 ans, est partie 2 semaines à Londres l'été dernier pour un séjour linguistique avec 20 cours d'anglais par semaine. Ravie de son expérience, elle repart le 28 juin avec SILC pour un nouveau séjour de 2 semaines à Dublin. Elle nous a partagé son avis sur son séjour SILC :

"Je suis partie à Londres 15 jours l'été dernier avec pour principal objectif d'améliorer mon anglais car je suis étudiante en communication. J'ai rapidement été charmée par cette ville multiculturelle, jeune et qui ne dort jamais ! Impossible de s'ennuyer : musées, parcs, pubs et autres sorties ont rythmé mon séjour. C'est une ville incroyable !!

Mon école était située en plein centre de Londres (entre Baker Street et Oxford Street), je logeais à 40 minutes dans une famille très sympa, chaleureuse qui m'a bien accueillie et conseillée pour les visites. C'est une expérience très enrichissante car les cours sont basés sur l'oral ce qui permet de progresser assez rapidement et j'ai rencontré des étudiants du monde entier.

Je conseille donc ce séjour à tous les gens curieux du monde qui les entoure, autonomes, sociables et qui aiment la vie nocturne ! 
Il est très difficile de décrire une expérience comme celle-là mais j'en garde de très beaux souvenirs, et je suis encore en contact avec trois amis rencontrés à l'école. 

Cette année j'ai donc décidé de retenter l'expérience dans une autre capitale : Dublin. J'espère à nouveau progresser en anglais car je  pense que c'est en s'amusant qu'on fait le plus de progrès !"

Marie P.
Merci Marie pour ce témoignage sympathique ! Et bon séjour en Irlande ;)

mercredi 11 septembre 2013

Jennyfer : son histoire avec SILC, du collège à la Sorbonne

Avis de Jennyfer - séjours SILC

"Durant mes premières années de collège rien n’était gagné d’avance !! L’anglais n’était pas ma matière préférée et je ne voyais pas l’intérêt de parler cette langue.
J’ai commencé par partir avec SILC au séjour à Margate (jolie ville de bord de mer) ;  nous étions 2 français dans la famille et je dois reconnaître que cela m’a rassuré mais cela m’a surtout permis de m’apercevoir que les cours suivi en France me permettaient tout de même de me faire comprendre.

Puis étant revenue avec une bonne expérience, je suis partie aux séjours «  Discover London » et « Usa – Canada », séjours intenses en découverte de villes et de paysages magnifiques, des communautés très différentes qui permettent d’acquérir une certaine ouverture d’esprit.

Mais «  la cerise sur le gâteau  » a été le High School New York, je ne peux pas vous raconter mes expériences sans vous parler de Kelly, mon amie américaine et fille de la famille d’accueil, j’ai passé un séjour extraordinaire à connaître ses amis, sa famille, son collège, ses professeurs, j’ai découvert une autre culture, une autre vie.
Kelly est venue me voir à Paris l’année dernière, nous sommes toujours en contact depuis 3 ans et je souhaite maintenant lui rendre visite à l’université de Miami où elle étudie actuellement.

Quant à moi, grâce à tous ces séjours, j’ai passé mon bac Littéraire avec brio, j’ai obtenu mon TOEIC avec succès et je suis admise à la Sorbonne en Licence d’anglais.

Maintenant je vois l’intérêt de parler anglais ! Et qui sait peut-être qu’un jour j’accompagnerai un groupe pour pouvoir leur faire vivre la même aventure et leur transmettre ma passion."

Jennyfer

mercredi 5 juin 2013

Séjour SILC au Chambon : l'avis de Michel, Directeur de séjours SILC

Directeur-animateur-séjour-SILC

"Depuis 1979 je suis animateur, et depuis 1986 maintenant directeur. J’ai, depuis mes premiers centres de vacances, découvert l’Europe sac à dos avec une bande d’ados et parcouru la France avec des jeunes plein de confiance.

Depuis maintenant 2 ans, SILC s’est attaché mes services et fidèle à ma maxime personnelle : "Du verbe ANIMER privé de HAINE, il reste le verbe AIMER. Aimez ce que vous faites et vous réussirez !"

J’essaie d’amener cela à mon équipe et à tous les jeunes que j’encadre. Cette maxime est d’autant plus aisée à respecter quand on travaille au Centre de Pleine Nature de La Charente « Le CHAMBON ».

Pleine nature, c’est vraiment le mot qui convient. 90 hectares aménagés pour le plaisir et le bien-être des enfants et des jeunes. Une équipe aux petits soins pour tout le monde, des équipements à la hauteur de toute espérance, un cadre agréable dédié à l’animation et aux activités de plein air. Endroit idyllique où l’on peut laisser les jeunes s’ébattre en toute liberté sans crainte pour leur sécurité. Tout est fait et tout le monde fait tout pour que le séjour de votre enfant ne soit pour lui que souvenirs de bons moments de plaisir et de partage avec les autres.

Quand en plus, je sais qu’en tant que directeur, j’ai l’équipe SILC et sa disponibilité derrière moi alors sincèrement, je peux dire qu’après des années j’ai trouvé le lieu, l’équipe et l’organisme qui me permettent de faire vivre pleinement ma maxime.

Parents, responsables de jeunes n’hésitez plus : laissez vos jeunes venir au Chambon !
Parce qu’au Chambon, on s’y chent bien
;-) !

Michel G., directeur saisonnier du Chambon avec SILC

---------------------------------------------

Michel G. encadrera à nouveau les séjours linguistiques Anglais + sport nature au Chambon au mois de juillet 2013.
Profitez des dernières places disponibles pour le séjour du 4 au 17 juillet et offrez à vos enfants un séjour inoubliable en compagnie d'une équipe d'animation haute en couleurs ! (séjour également proposé pour les enfants de CM1-CM2)

vendredi 22 mars 2013

L'avis de Corentin F. sur le séjour Club 4 de SILC

Corentin F., élève de 1ère ES dans un lycée de La Roche sur Yon (85), souhaitait améliorer son niveau d'anglais, qui est sa LV1 ; sur le conseil de sa professeur d'anglais, il a choisi le séjour Club 4 de SILC en Grande-Bretagne, du 2 au 9 mars 2013.

Ravi de son séjour, Corentin livre son témoignage

"J'ai choisi le séjour en Club 4 car il permet de concilier détente et apprentissage. Les journées sont organisées de la façon suivante : 3 heures de cours le matin, des activités pratiques avec le professeur l'après-midi et des activités avec la famille le soir.

Avec notre professeur, nous avons partagé différentes activités, toujours en anglais : un débat sur la cigarette, des présentations individuelles, des paris sur des courses de lévrier, bowling, jeux de pistes dans la ville, ou encore la visite de Brighton. 

Avec ma famille d’accueil, cela s'est très bien passé, les repas étaient convenables, et j'ai pu avoir des communications soutenues avec eux. La mère de ma famille d'accueil était d'origine espagnole, aussi au niveau des horaires nous vivions plutôt à l'heure espagnole ! 

Le bilan de mon séjour : j'ai beaucoup aimé le contact avec la famille, les activités ludiques de l'après-midi, les cours et les relations entretenues avec les autres participants du Club 4, et j'ai le sentiment d'avoir progressé en anglais, tant à l'oral qu'à l'écrit ou en compréhension."

Un séjour positif en tout point donc ;). Merci Corentin !

En savoir plus sur le séjour Club 4 de SILC

- page 1 de 2