La professeur-chercheur américaine Ellen Bialystok s'est exprimée sur le sujet dans un article paru dans le New York Times il y a quelques jours.

Lors de ses recherches, cette chercheuse en neurosciences cognitives a prouvé que des enfants de 5-6 ans monolingues ou bilingues avaient globalement le même niveau de connaissances sur le langage. Cependant, sur une des phrases "Les pommes poussent sur le nez", elle a mis en évidence que les enfants ne réagissaient pas de la même façon, les bilingues ne s'arrêtant pas à l'absurdité de la phrase.

Les enfants bilingues, et qui pratiquent de façon régulière une seconde langue, développent en effet le contrôle exécutif de leur cerveau et prennent l'habitude de "switcher" entre les deux langues. Ils sont ainsi plus à-mêmes de faire le tri et d'identifier ce qui est pertinent dans une phrase.

Elle a aussi mis en évidence que a pratique régulière d'une autre langue améliorait la capacité à être "multitâches", à savoir prendre en charge des tâches supplémentaires à celle déjà en cours.

Enfin, elle a mis en relation bilinguisme et maladie d'Alzheimer, et constaté que "les bilingues ont montré des symptômes de la maladie 5 ou 6 ans plus tard que ceux qui parlaient une seule langue". Les langues pour retarder les effets de la maladie d'Alzheimer ?

Un excellent article à lire sur le site du NY Times : http://www.nytimes.com/2011/05/31/science/31conversation.html?_r=1