Ozgur-etudiant-france-SILCSILC fait voyager les jeunes français en France et à l'étranger, et accueille également chaque année des jeunes étrangers qui souhaitent perfectionner leur français.

Voici le témoignage d’Ozgur Osman A., 16 ans. Il est originaire d’Ankara en Turquie, et a décidé de venir en France pour une année scolaire, pour améliorer son niveau en francais. Il séjourne actuellement dans une famille bretonne qui vit à Guers, à mi-chemin entre Rennes et Vannes, à l'orée de la forêt de Brocéliande.

SILC : Bonjour Ozgur, peux-tu nous expliquer pourquoi tu as souhaité venir en France, ce qui t'a marqué depuis ton arrivée et comment se passe ton séjour ?

Ozgur : “J’apprends le français en Turquie depuis 3 ans, mais je voulais m’améliorer. Je voudrais devenir guide touristique et j’aime beaucoup voyager, aussi ça me servira plus tard. Mon père a cherché quelques organismes sur Internet et a trouvé SILC. Ça s’est passé très vite ensuite, je suis arrivé en France le 3 septembre 2011, et je repars le 17 juin 2012.
Le premier jour où je suis arrivé, c’était très difficile, j’étais séparé de ma famille d'origine, et les transports en France sont compliqués, pour aller de Paris à Rennes j’étais stressé, j’étais tout seul, je ne connaissais pas bien la langue. Puis j’ai rencontré ma famille d’accueil, ils m’ont bien accueilli, ils sont sympathiques, et de jour en jour je me suis habitué.
L’école où je vais en classe est à 5 minutes de marche, je m’y suis fait des amis, au début je trouvais que les professeurs parlaient très vite, mais finalement c’est comme en Turquie avec les différents professeurs que j’ai eus. J’étais très ému le premier jour, et puis finalement je me suis bien intégré.
Au début j'étais surpris par les repas en France qui sont différents : en Turquie au petit déjeuner on mange du fromage, des oeufs, du miel, et en France on boit du café ! La maman de ma famille d’accueil m’a dit que je pouvais me servir et manger ce que je voulais, donc au début j’allais dans le frigo pour prendre du fromage ; et puis finalement maintenant je mange de la brioche et du Nutella !
Là où j'habite en Bretagne, c’est la campagne ; en Turquie j’habite à Ankara la capitale, donc beaucoup de bruit, ici c’est très calme, il y a des vaches, j’aime bien la campagne
."

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui voudraient partir ?
Il faut être très patient : le premier jour, j’avais envie de repartir en Turquie, c’était très difficile. Les jours suivants aussi ont été durs, mais je le savais avant d’arriver : s’habituer aux repas, à la culture et aux habitudes de la famille d’accueil prend du temps.

Deuxièmement, il faut s’intégrer avec les gens autour, la famille et les amis, pour pratiquer la langue et apprendre du vocabulaire ; chaque expression nouvelle que j’apprends est un truc en plus pour moi. Au début c’est plutôt moi qui devait aller vers les gens pour communiquer, il fallait oser et entamer le dialogue.

Enfin je pense qu’il ne faut pas trop parler avec sa famille d’origine, sinon ça augmente le sentiment de manque. Et puis il faut aussi profiter de ce temps là, l’année prochaine je ne serais plus en France, je regarde toujours l’angle positif, comme “Polyana”, une petite héroïne connue en Turquie.”

Merci Ozgur pour ce témoignage, et bravo pour ton niveau en français !