Brexit : les conséquences

L’Angleterre reste l’Angleterre, et l’anglais restera la langue internationale majeure des échanges de toute nature.
Les besoins d’apprentissage demeurent, et les immersions dans les pays anglophones se poursuivront y compris chez nos imprévisibles voisins d’Outre-Manche, qui en auront, probablement, de plus en plus besoin .

A ce jour il est difficile de mesurer les conséquences de ce Brexit, dont la mise en œuvre effective devrait demander au moins 2 ans selon la règlementation européenne. Qui plus est, malgré ce vote, les Anglais ne sont certainement pas pressés de quitter le lit européen dont la couette est tout de même assez douillette, pour eux qui ont réussi à obtenir bon nombre d’avantages particuliers au fil des ans.

Pour ce qui concerne nos activités linguistiques et culturelles avec la Grande Bretagne, les ‘’perturbations‘’ éventuelles pourraient être de 2 ordres : administratif et monétaire.

Conséquences administratives

La question des contrôles d’identité à la frontière britannique se pose en effet si le pays ne fait plus partie de la zone européenne de libre circulation. La nécessité d’un visa est donc évoquée.
Les contraintes que cette situation engendrerait seraient autant préjudiciables aux Européens qu’aux ressortissants britanniques ; il est donc très peu probable que l’on en arrive à cette situation frontalière, et l’on peut faire confiance aux gouvernements respectifs pour aplanir cette difficulté qui ne ferait que compliquer les choses, sans avantage pour aucune des parties.
On peut donc s’attendre, d’ici 2 ans au moins, à quelques aménagements mineurs et le moins contraignants possibles sur ce plan des échanges de personnes.
Pour les biens, ce sera plus compliqué et différent, quoique dans ce domaine également, ce ne sera pas simple de bousculer l’ordre économique existant : on voit mal les Britanniques ériger des barrières douanières sérieuses au pays du libre échange !

Conséquences monétaires

Avec la monnaie, le problème se pose immédiatement, et la Livre Sterling a tout de suite plongé face à l’Euro, et davantage encore face au Dollar. De 8 à 10 % de baisse en quelques heures, et personne ne sait très bien encore à quel niveau le taux va se stabiliser.
L’intérêt à court terme pour les échanges commerciaux de l'Angleterre avec ses partenaires économiques va néanmoins rapidement laisser place à un besoin d’équilibre qui ne paupérise pas trop les citoyens britanniques, obligés très vite d’acquérir des biens de consommation dont les prix moyens vont très sensiblement augmenter.
Ceux qui vivent à l’étranger sont encore plus frappés par cette baisse de pouvoir d’achat lorsque l’essentiel de leurs revenus est en Livres.
Entre facilité d’exportation et baisse du pouvoir d’achat, le gouvernement britannique devra donc rapidement déterminer une politique monétaire qui devrait contribuer à stabiliser la Livre autour du cours atteint aujourd’hui, soit environ 10 % en moyenne de dévaluation.

Pour nos activités, il y aura dans les semaines à venir des décisions à prendre pour établir des tarifs qui tiennent compte de cette variation significative pour nos prix de vente, à condition que nos  partenaires britanniques ne tentent pas de réévaluer leurs prix pour compenser en partie cette dévaluation. Ceci sera donc suivi de près.

En conclusion, peu de risque à court terme de voir apparaître des visas ou des conditions d’accès plus sévères au territoire britannique, et des prix de séjours en Grande Bretagne qui devraient pouvoir être réduits pour les vacances prochaines à partir de la Toussaint.

En gardant toujours à l’esprit qu’avec les Anglais…!!!

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