Scolarité en lycée étranger : l'expérience de la Nouvelle-Zélande

A la fin de sa classe de 2nde, Carla B., 16 ans, originaire de région parisienne, a choisi de s’envoler pour le programme scolarité en Nouvelle Zélande de SILC. Elle est donc partie de début juin à fin août, à l’autre bout du monde, et a intégré un “college” néo-zélandais. Nathalie, sa maman, revient pour nous sur ce qui les a conduit à choisir cette expérience, dresse un bilan du séjour et partage quelques conseils aux parents qui s’interrogent sur ce programme. Voici, sans retouches, le contenu de nos échanges :

- Pourquoi votre choix s’est-il porté sur le programme SILC ?

Lycée de Nouvelle-Zélande | SILC“Carla était déjà partie avec SILC plus jeune, dans le cadre d'un séjour "court" à l'étranger. Le séjour s'étant bien passé nous avions un à-priori favorable sur votre organisme. Dans le cadre de la préparation de ce projet précis nous nous sommes renseignés auprès de divers prestataires. SILC a été le plus réceptif à nos attentes. Nous avons eu l'impression de "monter ensemble" le séjour en étant étroitement associés au choix de la région et de l'établissement scolaire d'accueil de notre fille. C'était très important pour nous en temps que parents. Nous sommes en effet des parents vigilants et exigeants au quotidien, il n'était donc pas pensable que nous ne le soyons pas dans la perspective d'un long séjour au bout du monde.”

- Qu’avez-vous apprécié dans votre relation avec SILC ?

“. La qualité d'écoute pendant la phase de "montage du projet" et le sérieux du suivi du dossier ensuite.

. La phase de préparation du projet est essentielle à nos yeux puisqu'elle détermine très largement la réussite du séjour. Le process mis en place par SILC est sur ce plan très efficace. Les étapes (entretien avec la famille, entretien de l'enfant avec un professeur et responsabilisation des établissements scolaires Français et d'accueil) permettent de responsabiliser les trois catégories de protagonistes (parents, enfant, organisme). Il en résulte que chacun à notre façon nous avons été les acteurs et les partenaires de ce séjour. C'est très sécurisant pour tout le monde et essentiel pour le jeune qui s'apprête à vivre une expérience marquante et structurante.     

. Nos différentes interlocutrices au sein de SILC se sont par ailleurs toujours montrées disponibles et très professionnelles à chaque fois que nous les avons sollicitées. Les échanges étaient à notre sens "justes" et à leur place. C'est quelque chose de très important.”

- Quel bilan faîtes-vous de l’expérience vécue par Carla ? 

Cours en lycée en Nouvelle-Zélande | SILC“. Carla a fait de nombreux séjours à l'étranger (GB, Irlande, Etats Unis dans plusieurs Etats, Canada, Espagne, Italie, Allemagne...)  et testé différentes formules (en famille, en université d'été, en groupe international...) et elle avait envie de "tester" le système éducatif anglo-saxon qui est beaucoup plus souple que le système Français et à la réputation d'être plus "cool" aussi. Cette expérience lui a permis de se faire un avis personnel sur la question, de peser "le pour" et "le contre" des deux systèmes et finalement de se rendre compte qu'elle est attachée au modèle Français. Elle est revenue avec davantage de confiance en elle, et très motivée pour réussir au mieux ses classes de 1ère et terminale, l'idée étant de s'engager ensuite dans des études supérieures en priorisant les voies de l'excellence.

. Ce séjour "long" lui a permis aussi de se rendre vraiment compte des spécificités du "mode de pensée" Français, d'en évaluer pour la 1ère fois les points forts et les points faibles, d'expérimenter "le droit à la différence" et au final de prendre conscience de ses "atouts". Il s'agit sans doute là d'un acquis essentiel de son séjour. Au delà des gains en autonomie et en maturité, Carla a vraiment "mûri en profondeur". Elle est mieux capable de prendre du recul, de mettre les expériences et les points de vue en perspective... autant d'atouts majeurs à la réussite de son parcours étudiant. Nous en sommes agréablement surpris et bien sur très satisfaits. Il convient de souligner que sur ce point précis l'éducation Néo-zélandaise est très formatrice. Les professeurs encouragent sans cesse leurs élèves à discuter et argumenter leur point de vue et étayer leurs propos tout en insistant sur la nécessité de vérifier les sources d'information qu'ils utilisent pour élaborer leur pensée. Les sujets sont moins académiques qu'en France et beaucoup plus ouverts sur la réalité du monde mais cette expérience est très profitable aussi en terme d'apprentissages "à la française". Carla l'a parfaitement compris et est bien déterminée à utiliser ce "nouvel outil". 

. Sur le plan de l'apprentissage de la langue... le bilan est bien sûr positif puisque Carla a validé un niveau C1 (utilisateur expérimenté, autonome) du CECRL. Elle a passé à son retour un test au British Council qui lui permet d'intégrer dès la rentrée un cursus "pré universitaire" accessible aux seuls élèves bilingues. Il serait abusif de considérer qu'un séjour de trois mois permet d'acquérir ce niveau d’anglais. Par contre il est juste de dire que ce séjour lui a donné l'assurance nécessaire à la réussite de cet examen. Le séjour s'étant bien passé à tous les niveaux (la famille d'accueil est une vraie seconde famille pour notre fille, les kiwis - y compris les ados !!! - sont très ouverts et ont un état d'esprit très "sain") notre fille est revenue rayonnante, avec la certitude intérieure que la vie est faite pour être vécue et que "quand on veut on peut". Si on y ajoute un zeste d'extraversion, on se dit qu'elle est dans la plénitude de son adolescence.”

- Que recommanderiez-vous aux parents ou aux jeunes qui hésitent ?

Cours en lycée en Nouvelle-Zélande | SILC“. Il faut bien préparer le projet (matériellement mais pas seulement, il faut vraiment l'intégrer dans la vie de la famille au cours des mois qui précèdent le départ),

. il faut "se faire mutuellement et profondément confiance" de manière à ce que les parents et l'ado vivent sereinement la séparation et l'expérience...

. et se dire qu'il n'y a qu'un seul vrai moment "difficile" : c'est l'instant ou l'ado vous quitte avec une fausse désinvolture à l'aéroport pour un voyage d'une durée de 24 heures (32h avec les escales).

. il ne faut pas minimiser les conditions de la vraie réussite d'un tel séjour : l'envie du jeune est essentielle,  quant à la famille elle doit adhérer et "croire" au projet de manière à véritablement encourager l'ado à sauter le pas. On a noté un petit passage à vide de Carla une dizaine de jours avant le départ. On en a parlé ensemble et considéré que c'était une preuve de maturité sans jamais remettre en cause le bien fondé du séjour même si au fond de nous, nous n'avions qu'une seule envie : la garder à nos côtés pendant nos vacances d'été…."

. il est impératif que l'ado ait déjà voyagé, qu'il soit autonome (pour son âge) et capable de faire face aux "imprévus" (à titre d'exemple quand Carla est arrivée à Wellington personne n'est venue la chercher à l'aéroport... Elle avait été "oubliée"  :-D )(1)

. il est nécessaire enfin qu'il ait a minima la maîtrise de base de la langue du pays dans lequel il va séjourner. Aller à l'étranger pour faire des progrès c'est bien mais dans l'attente il faut quand même être capable de se débrouiller...

. pour finir, et ce n'est pas rien pour les parents : se préparer à ne pas retrouver tout à fait le même enfant. Un séjour de ce type "réussi" permet en effet à l'ado de se découvrir et de se connaître. A son retour, le périmètre des échanges n'est plus le même, les anciennes limites de l'autonomie accordée doivent être revisitées... Il faut donc s'adapter. A chacun son tour direz vous... pour être franc c'est moins fun pour les parents que pour l'ado qui ne cesse de dire "c'est mieux là bas"...!”

- Des commentaires à ajouter ?

Cours en lycée en Nouvelle-Zélande | SILC“. Carla est en contact étroit avec "sa" famille néo zélandaise. Elle s'est profondément attachée à la Nouvelle Zélande et aux néo-zélandais. Elle repartira seule en NZ l'année prochaine. La dame qui l'a hébergée va l'aider à trouver un job (bénévole) dans une association ou une école pour enrichir son futur séjour d'une nouvelle expérience,

. pour finir enfin : on avait choisi la NZ pour la beauté du pays, la sécurité qui y règne, l'imaginaire qu'il génère (vie saine) et le principe d'une éducation cadrée (respect de la vie de famille, des adultes et des autres en général...). TOUT était au rendez vous. PAYS A CONSEILLER SANS MODERATION si la recherche de l'ado et de la famille sont celles là.”


Un grand MERCI à Mme C. pour ce témoignage : votre partage d'expérience en tant que parent est précieux :) !


(1)  Explication de SILC : une confusion du partenaire néo-zélandais dans son planning a en effet engendré le retard du chauffeur censé récupérer Carla à son atterrissage. C’est le directeur de l’aéroport de Wellington qui a pris les choses en main et contacté le partenaire.

Malgré toutes les précautions prises, ce type d’aléa peut arriver de façon exceptionnelle ; notre métier et celui de nos partenaires sur place est de le résoudre dès que nous en avons connaissance pour que la sécurité des jeunes voyageurs soit assurée en permanence.