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lundi 17 octobre 2011

Maëva : mission éducation en Thaïlande

Maëva, 24 ans, est partie pendant 3 semaines avec SILC cet été pour un séjour solidaire en Thaïlande, à 142km au nord de Bangkok, dans la province de Sing Buri. Actuellement étudiante en Master 2 de psychologie, ce séjour a été bénéfique pour son projet professionnel, de par l'intérêt qu'il présente "sur l'ouverture et le fonctionnement de l'humain".

Sa mission au cours du séjour était principalement éducative, et elle a pu y faire la connaissance d'autres volontaires en séjour en même temps qu'elle.

Logement volontaires et village Thailandais

Maëva a accepté de témoigner de son expérience, et s'est livrée avec plaisir au jeu des questions/réponses :

SILC - Comment as-tu eu l’idée d’un voyage solidaire ?
Maëva - "Je cherchais à partir faire du volontariat depuis des années, car je pense que c'est vraiment une super expérience personnelle. J'ai de nombreux amis qui sont partis comme volontaires et qui ont adoré, donc j'ai voulu essayer !"

SILC - Pourquoi la Thaïlande ?
Maëva - "C'est une des destinations en Asie où pendant la période août - septembre, c'est la mousson, mais pas le déluge ! Par ailleurs, je voulais aller en Thaïlande depuis très longtemps, donc c'était l'occasion !"

Thailande-ecoleSILC - Quelle était ta mission exactement ?
Maëva - "J'ai enseigné l'anglais dans une école locale et un orphelinat, où j'ai également participé à la rénovation d'une salle de classe !"

SILC - Au niveau de la langue, comment ça s’est passé ?
Maëva - "C'était  dur au début car je ne parlais pas très bien l'anglais, alors que tous les autres volontaires (européens en majorité) parlaient très bien anglais ! Mais ce séjour m'a permis d'améliorer mon niveau, c'était aussi le but...!"

SILC - Quelles sont les coutumes locales / les différences culturelles avec la France qui t'ont le plus marqué ?
Maëva - "Ce qui m'a le plus dépaysé c'est la générosité des Thaïs. Nous étions dans un petit village au fin fond de la Thaïlande, au milieu des rizières, et la population nous a vraiment bien accueillis. Ils étaient enchantés de nous faire découvrir leur cuisine, leurs coutumes bouddhistes (comment prier dans un temple par exemple) et leurs traditions (festivals,...)."

SILC - Qu’as-tu le plus aimé ? Le plus détesté ?
Maëva - "Ce que j'ai le plus aimé c'est la nourriture Thaï qui est très épicée ! Je n'ai rien détesté, c'est un pays magnifique...!"

SILC - Quel souvenir garderas-tu de ton séjour ?
Maëva - "Une expérience personnelle magnifique et de belles rencontres, aussi bien avec des volontaires qu'avec la population".

Thailande-orphelinat et classe

Merci Maëva de nous avoir partagé ton expérience, en espérant qu'elle t'ai donné un peu plus le goût des voyages et de la découverte :-) !

Légendes des photos : 

1. "Twin house" où étaient logés les volontaires 
2. Le village proche de la rivière Chao Phraya
3. L'école locale
4 et 5. L'orphelinat et une salle de classe

mardi 9 juin 2009

Laurence ou la Passion des Langues avec SILC

"Je m’appelle Laurence Pasquini. J’ai 29 ans et je suis maintenant professeur de français en Angleterre depuis plus de 6 ans. 

Tout a commencé lorsque j’avais 10 ans. Mon premier voyage avec SILC était un séjour de type junior camp en Angleterre. Comme un centre de vacances avec des enfants du même âge, quelques cours d’anglais le matin et des activités sportives et culturelles l’après-midi. Cela m’a beaucoup plu car même si j’étais en Angleterre je retrouvais les activités typiques d’un centre de vacances avec des enfants de mon âge et des animateurs sympas.

L’année suivante, après un an d’anglais en 6ème, je suis partie pour 3 semaines en immersion dans une famille à Brighton en Angleterre. C’était une grande étape car, avec seulement les bases d’anglais, il fallait comprendre et se faire comprendre avec la famille d’accueil. Puis aux vacances de Pâques, je suis partie deux semaines à Nottingham dans une famille, en séjour classique. Déjà, mon niveau d’anglais commençait à évoluer et j’avais beaucoup plus confiance en moi en cours d’anglais au collège. Je participais plus et connaissais le vocabulaire et la grammaire vu en cours car on l’avait déjà abordé lors des classes d’anglais pendant les voyages avec SILC. Les cours avec SILC sont vraiment structurés pour réviser les points linguistiques vus dans le programme national.

Après mon année de 5ème j’ai décidé d’aller trois semaines en Irlande près de Dublin et là je suis tombée amoureuse de l’Irlande. La famille d’accueil était incroyable, je me suis tout de suite entendue avec les 4 enfants. Les paysages et la culture irlandaise m’ont immédiatement attirés. Les visites culturelles et la ville de Dublin étaient extraordinaires. Après cela, je suis retournée chaque année pendant 4 ans dans la même famille !!!

En 4ème et 3ème j’ai choisi option anglais renforcé au collège et l’anglais était devenu une de mes matières les plus fortes. J’adorais participer en classe. Moi qui était une élèves très timide, je me retrouvais à aider la prof et corrigeais les autres élèves. C’est à ce moment que mon désir d’enseigner est apparu et je voulais définitivement voyager et travailler dans un pays anglo-saxon.

Au bac, j’ai pris option littéraire avec anglais et espagnol. Toujours avec SILC, j’ai fait d’autres voyages en Irlande et aussi le séjour découverte au Etats-Unis et Canada lors de mes 17 ans. Découvrir la côte Est de l’Amérique était fabuleux. Les grandes villes que l’on voit à la télé étaient devenues réalité. C’était incroyable, je n’oublierai jamais ce voyage.

A l’université, j’ai été acceptée à l’université Catholique de l’Ouest après l’examen d’entrée. Deug d’anglais et Licence d’anglais avec option Français Langue Etrangère. Mon but était d’enseigner le français dans un pays anglo-saxon. Pendant mon année de licence je suis partie un semestre (5 mois) en tant qu’étudiante ERASMUS. J’ai passé mes partielles en Angleterre et les notes aux examens comptaient pour ma licence. La vie étudiante en Angleterre était fantastique. J’ai adoré mon séjour et voulait y retourner dès que possible.

J’ai continué une année en France et obtenu ma maitrise FLE (français langue étrangère) avec mention et ensuite je suis repartie dans la même université où j’avais fait  un semestre. J’ai fait un an de préparation PGCE pour être prof en Angleterre. Comme le gouvernement anglais est à la recherche de professeur, on est rémunérés pour faire l’année de préparation. Bonus ! Il na pas été difficile d’obtenir mon premier emploi en tant que professeur de français. Etant française, on a toujours la priorité sur les anglais voulant enseigner le français. J’ai passé trois ans dans le nord de l’Angleterre dans un collège. C’était difficile au début surtout au niveau de la discipline et j’ai décidé en 2005 de vouloir enseigner à des élèves plus jeunes.

Maintenant  cela fait presque 4 ans que j’habite à Windsor (près de la reine !) et j’enseigne le français à des élèves de 9 à 13 ans (CM1 à la 5eme). En 2006, Je suis devenu chef du département des langues, c’est-a-dire que je supervise les autres profs de français.  

J’adore enseigner et transmettre ma passion des langues à d’autres personnes. Vivre en Angleterre est pratique, avec l’Eurostar c’est rapide et je retourne en France à chaque période de vacances pour revoir ma famille. Très tôt j’ai su que je voulais devenir professeur de français en Angleterre et je suis aujourd’hui fière d’avoir réussi ce que je désirais. Je ne pense pas vouloir faire autre chose.

Je pense que les séjours linguistiques avec SILC m’ont vraiment aidé à devenir ce que je suis aujourd’hui. Mon accent français a disparu quand je parle anglais. Lorsque les gens me rencontrent pour la première fois, ils ne savent pas que je suis française et lorsque je le leur dis, ils me complimentent toujours sur ma prononciation.

Maintenant j’aimerais redonner à SILC un peu de ce qu’il ma apporté. J’ai passé des vacances inoubliables et fait des séjours merveilleux grâce à SILC et j’espère faire partie des prochains séjours. Avec mon expérience en tant que participante et en tant d’enseignante je pense avoir toutes les qualités pour encadrer."

Laurence Pasquini, juin 2009

Crédits photos : SILC

lundi 15 décembre 2008

La solitude des « profs »

Les articles fleurissent un peu partout sur l’évolution profonde des conditions d’exercice du métier de professeur vers une inexorable dégradation.

Il n’y a pas si longtemps, on parlait encore de sacerdoce. Aujourd’hui, serait-ce devenu une galère où l’incompréhension ambiante le disputerait à la solitude ?

Tel n’est pas mon avis avec ces professeurs que nous rencontrons lorsqu’ils encadrent les séjours de jeune que nous leur confions.

Certes, il s’agit le plus souvent de professeurs de langue, mais à voir leur implication avec les élèves, leur joie de les guider, de les comprendre, de les aider, je n’imagine pas qu’ils soient les seuls à partager cet amour de leur métier, ni qu’ils puissent l’exercer dans le désert et retrouver cette fougue pour les seules vacances.

Il faut les voir se démener quand une difficulté ou un imprévu survient : ils sont là, présents, motivés et imaginatifs. Les quelques spécialistes de mathématiques auxquels nous recourons parfois déploient la même énergie.

Mon admiration reste donc intacte pour ce beau métier, car il est clair qu’on ne l’exerce pas pour de l’argent, et ce que nous voyons sur le terrain ou lisons dans les rapports de nos séjours de vacances, me rassure : il y a sûrement un peu de « blues » parfois, mais quelles réserves d’énergie et de dévouement !

Sans doute les jeunes hors du cadre scolaire sont-ils aussi une belle occasion de ressourcement et d’échec à la solitude pour celles et ceux qui les accompagnent. Tant mieux, et nous essaierons de continuer à y contribuer.

 

Jean-Luc Maury-Laribière
Président du Conseil d’Administration